20 déc. 2004

En attendant Tarek ...


Ayant été sollicité par mon évêque pour accueillir quelques jours Quelqu’un, je me suis documenté sur les Assyriens, et vous en fais profiter.


LA MINUTE NECESSAIRE D'HISTOIRE-GEO


L'Assyrie fut un empire mésopotamien relativement gai, qui fit pousser le blé, et emprunta à Noé le principe de la vinification quand ce dernier redescendit du Mont Ararat tout proche pour aller, un soir de cuite, niquer ses filles - il y a prescription - et repeupler la terre noyée par un dieu étourdi qui avait laissé couler sa baignoire - c'est pourquoi de nos jours encore, les enfants étudient à l'école les débits comparés du robinet et de la bonde de baignoire. De cet inceste picaresque naquirent Cham le noir, Japhet le blanc et Sem le gris, aucun d'eux n'était sourd ni muet, et c'était de toute façon bien mieux que de descendre de Caïn l'assassin. Bref ! L'Assyrien de base apparut il y a cinq mille ans, mais il y a plus vieux encore dans ce quartier, et s'organisa tant et si bien que vers le 18è siècle avant JC, il forma cet empire annoncé plus haut. Ça marchait plutôt bien jusqu'à ce que Hammourabi (c'est un nom de code) sorte de Babylone et leur mette la pâtée. Ils se tinrent peinards jusqu'au 12è siècle où grâce à une organisation militaire supérieure ils réglèrent son compte à Babylone, à Damas et aux Araméens, le peuple de Jésus, qui déjà les gonflaient vraiment sur leur frontière occidentale. Appréciés de tous, ils s'étendirent sur tout le Proche-Orient, depuis la Perse à l'Est, jusqu'à Thèbes à l'Ouest. Mais l'empire avait trop grandi et commençait à se vautrer, et un soir les Mèdes écrasèrent Ninive qui en était la tête capitale. On finissait l'an 612 avant JC. Les quelques-uns qui survécurent se retournèrent sur les quatre mille ans franchis, en proclamant à la face de Babylone triomphante : " Nous nous sommes bien marrés".

Les Mèdes retournèrent en Médie-sur-Caspienne comme il se doit, pour intégrer l'empire de Cyrus le Grand et fourbir leurs armes pour les prochaines guerres médiques qui s'annonçaient, vu que les Grecs du continent rechignaient à payer leurs taxes d'habitation... Vous connaissez la suite, la raclée de Marathon (-490), la revanche des Termopyles, le sac d'Athènes, et enfin la délivrance de Salamine (-480) : La victoire fut acquise sur l'eau, normal pour les Grecs, normal pour les Mèdes : il faut être Suisse pour s'entraîner sur un lac et gagner l'America, et pas Mède.

Mais que devenaient les Assyriens pendant tout ce temps. Ce peuple militaire avait-il abandonné toute ambition, l'avait-on ainsi mutilé qu'il ne pourrait plus renaître ? Non pas ! Ils poussaient leurs chèvres entre Tigre et Euphrate en attendant l'embellie et le soir autour du feu de camp ils faisaient des concours de sculpture sur brique. Le temps passa, puis un matin d'automne, une grande poussière fut levée par le vent qui soufflait du Couchant. Le temps de fermer les fenêtres, on comprit que le vent venait du sud mais que la horde venait bien de l'ouest.

C'était, les Arabes ! Des milliers de petits chevaux blancs, fiers et nerveux, des cavaliers barbus au visage sombre et aux yeux bleus, coiffés de serviettes à carreaux, brandissaient des épées tordues qui hurlaient en patois "Ouallah Ouakhbar !". Ils fondirent sur l'enclos des chèvres. Ils en mangèrent la moitié et réservèrent l'autre pour l'hygiène. Les bédouins étonnés lurent rapidement le Coran et enchantés ravis, fêtèrent leurs envahisseurs en leur offrant leurs femmes, les dattes, le miel et le whisky. On était en 637 de notre ère. L' Irak venait de naître et l'ADN de Saddam Hussein commençait sa progression jusqu'à nous. Les choses en seraient restées là si les Arabes, trompés par des tour-operators juifs, n'avaient conçu le désir de prendre Jérusalem et d'y parvenir. La nouvelle fit un foin du diable à l'autre bout du monde connu jusque chez les sectateurs de l'Araméen.

On leva des cohortes immenses, forgea des armures épaisses et sur des destriers de mille kilos, les Croisés, c'est ainsi qu'ils s'appelaient eux-mêmes, culbutèrent les touristes arabes et poussèrent leurs pions vers le Nord-Est où ils finirent par convaincre d'autres bédouins assyriens de bien vouloir embrasser la foi du Très-Haut, le seul qui vaille ! Ainsi crût et se multiplia l'église chrétienne assyrienne d'où vient, je ne vous dis pas Qui.

On sonne à la porte...



2 commentaires:

  1. c'est le plombier qui a sonné chez toi pour te prevenir de l'arrivée prochaine du tatami?

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  2. c'est le plombier qui a sonné chez toi pour te prevenir de l'arrivée prochaine du tatami?

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