17 janv. 2005

Ce matin, ma concierge ...

L’élan de générosité sans précédent qui a submergé le golfe du Bengale montre le gros cœur des téléspectateurs du monde entier, et pour rester à notre place, des Français d’abord ! On croule sous les euros au point de mettre en péril le Trésor Public !
Pensez que ces dons vibrionnants se déduiront des contributions fiscales de chacun de ceux qui restent assujettis à l’impôt sur le revenu, malgré les efforts de Chirac de les en sortir. Ainsi, l’impôt de la France part en Thaïlande, à Ceylan, en Indonésie etc… où il sera sans doute mieux employé qu’ici, dans le maintien de structures ossifiées qui auraient bien besoin d’un grand nettoyage par le vide comme … ; mais ça viendra.

Le Français est généreux, tout le prouve. Et l’afflux de populations étrangères qui viennent jusque chez nous par tous moyens, même les moins imaginables, nous conforte dans cette idée. Le Français est bon ! A l’image de son président sympa !

Le Français est bon. Mais parfois déroutant.
Prenez cette « semaine sociale » qui s’ouvre en fanfare dans la plus pure tradition du bordel latin froid. Toute la fonction publique et assimilées – et ça fait du monde chez nous – va descendre dans la rue pour accroître son pouvoir d’achat ! Et pour qu’on s’en souvienne, ils vont essayer de bloquer le pays en arrêtant les moyens de transport. Ces messieurs de la Publique ne penseront jamais à taper sur le patron là où ça fait mal, au portefeuille ! Pour au moins deux raisons.

La première est l’idéologie de la « prise d’otages » pour faire plier l’Etat. Des sous sinon les gens vont aller à pied. Ils pourraient au contraire décider de transporter tout le pays gratuitement jusqu’à ce que les hauts fonctionnaires qui dirigent tout, finissent par écouter leurs dramatiques doléances.
Non, il faut que le client « en chie » pour que ça porte. Les inconvénients collatéraux sont parfaitement républicains.

La seconde est justement que le portefeuille de ces hauts fonctionnaires n’est pas à eux, et que d’ailleurs il n’est à personne. Alors quelques millions en moins pour cause d’urticaire social, les laissent complètement froids. On reporte donc tout l’effort sur le levier du mécontentement croissant de ce veau d’usager.
Pas du tout !

Le Quotidien des Concierges Libérées nous annonce aujourd’hui que 65 pour cent des Français soutiennent les revendications du secteur public. Lesquelles sont-elles ? C’était la question piège, merci de la poser, car nul ne peut dire de but en blanc ce que veulent encore nos forçats du secteur protégé.
Rapide micro-trottoir à la Porte Maillot ?
A l’exception des Japonais qui croient à un séquence de Candid Camera sous le petit crachin d’hiver, on ramasse dans le désordre, la retraite à 49 ans, les 32 heures comme avant, le port du voile dans le metro, l’autorisation de fumer à la gare, l'amélioration de la météo, le paiement des jours de grève 2004, le retrait de la France d’Irak et l’augmentation générale des salaires.
Autant dire trois fois rien.

Mais ça explique les soixante-cinq pour cent !

drappée dans son calicot "journée sans entraves"

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