20 avr. 2005

Et Raminagrobis fera la balle

changement de fusible Posted by Hello


La nef des fous craque de partout.
Le nautonier le nez levé au vent qui vente est perdu d’angoisse devant la tempête référendaire qu’annonce l’horizon noir du Non. Toujours de l’avis du dernier qui parle, il en arrive à « tuer » son propre gouvernement pour avoir tenté d’emmitoufler notre rondouillard ministre premier du Poitou dans la peau suintante du bouc, émissaire !
Le malheureux, que nous raillions lâchement parfois, n’est en rien responsable des atermoiements et reculades de son maître qui s’empresse toujours dans le rôle du gentil, équilibrant dans un geste de « compréhension » populiste de l’opinion, la sévérité des réformes annoncées, mais annoncées seulement, par le majordome de Matignon.
Il était un autre fort du menton qui avait cette spécialité d’adoucir les ordres transmis par ses subordonnés en passant par-dessus leur tête, et qui ce faisant s’était acquis une réputation de bon père du régiment à peu de frais : Bigeard. Mais on digresse et l’avarie s’aggrave.

L’eau qui monte dans la cale fait se ranger l’équipage en deux bords, chacun tenant en main l’aussière de sa chaloupe de sauvetage, ne voulant pas couler pavillon haut car c’est très mauvais pour les points de retraite.
L’apparatchik Iznogoud de Galouzeau s’est vu confier la tâche par le Château d’annoncer l'application du droit maritime de jetteson par basculement du lest Raffarin par dessus bord, encombrant bonhomme qui avec ses soucis gestionnaires, gonfle le camp du refus- réflexe. On lui prédit un successeur, large d’esprit et d’aumônes, qui vaillamment décrètera le pouvoir d’achat en constante amélioration par l’échelle mobile, la sécurité sociale généralisée à la consultation des Laveuses de l’Ouest, les agents du service public sacralisés par une pension constitutionnelle à plein taux dès 50 ans, le blanchissage statutaire des matons et la pérennisation des cultures subventionnées à fonds perdus.
Et vogue la galère ! Un ! Un ! Un ! Un !

S’est rangé dans le camp dépensier le transfuge centriste Douste Blazy cachant ses idées derrière sa frange à la Chan, et incapable de réformer son secteur sans payer les malappris qui veulent la tiédeur de la fonction mais que l’exercice de leurs compétences soit libéré de toutes contingences comptables. Elu de terrain, il pense coiffer au poteau le Galouzeau juste au moment où les réserves ministérielles du Parlement s’aviseront d’avoir été doublées par le grand escogriffe qui n’a pas été dépucelé par le suffrage électoral.

En face se range le St Raphaël Quinquina de Bercy, rond à rouler, qui vient de perdre son temps dans les instances internationales à répandre la parole de la bonne gestion française, pour réconforter nos partenaires de l’Eurolande et du FMI. A peine débarqué à Villacoublay, on lui annonce qu’il faut creuser le déficit le plus profondément possible dès le lendemain du désastre et peut-être même avant, si le château se réveille en sursaut.

Le plus terrifié par le probable naufrage est resté à terre. C’est le baron hongrois qui redoute plus que tout d’être appelé publiquement à la barre du navire en perdition, sous l’autorité d’un amiral qui ne sait le matin ce qu’il fera ce soir, dans l’attente du bulletin de la météo politique. A ce jeu destructeur le Patriarche en son automne est le meilleur. Détruire les contempteurs de sa destinée, ça peut l’occuper des jours entiers. Et l’on murmure que le poste de Premier monsieur est mortel pour la compétition présidentielle.

Il est au moins une certitude. Passée la Fête des Mères 2005, la chute de la maison Chirac est inéluctable. L’ancien premier ministre (2 fois), président de la république (2 fois), aura échoué sur tous les plans, sauf celui peut-être de la gastronomie personnelle et des Arts premiers ! Chirac III, c’est fichu d’avance. Quant à Galouzeau de Villepin, pourquoi ne brigue-t’il pas le siège de secrétaire général de l’ONU où il a si brillamment défendu l’institution ?
On me dit dans l’oreillette que le réseau Echelon vient de tourner ses paraboles vers notre hebdomadaire, la proposition lui apparaissant particulièrement scabreuse comme un coup de poignard dans le dos du Machin qu’on espère à Washington réduire sans effusions de sang.

Reste le soldat le plus élégant de l’Etat Major, orthodoxe, fidèle, un peu arrogant mais dans la fonction c’est un péché mignon. MAM !
On parie ?

Pendant ce temps les échevins de la cité des Nautes déposés par le bouillant socialiste de la cage aux folles bizertiques, tirent des plans sur la nappe en papier pour choisir leurs fonctions respectives dans un hôtel de ville reconquis les doigts dans le nez !
Fluctuat les gaullistes, Nec mergitur !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Archives steppiques