22 juin 2005

La Baleine Perdue

Encore des lamentations sur le déclin français, direz-vous.
Non pas ! Inutile de doublonner le ministre français des Finances, Thierry Breton, qui a tout expliqué par le menu et a littéralement assommé son auditoire, non par les chiffres que tout le monde connaît sans en vouloir parler, mais par l’aveu officiel de l’état lamentable des finances publiques dont il a hérité il y a peu . C’est énorme que le numéro 4 du gouvernement soit autorisé à faire une déclaration de faillite. Normalement elles précèdent soit une démission en masse, soit la fuite à Varennes, présentement à Bity ou à Tokyo !

La République soviétique française préparerait donc sa banqueroute.
Qu’en pensent les institutions financières internationales, et les grands prêteurs privés, et les zinzins ?
Les gages de l'éternel débiteur s’évanouissent dans l’ossification de structures économiques obsolètes gérées par une clique d’extraterrestres incompétents, l’Argentine pointe son nez sale. Notre classement au tableau des risques va s'en ressentir. Sans l’euro qui ne nous appartient heureusement pas, nos avoirs auraient la valeur d’assignats. Les demeurés qui crient pour le franc doivent être internés à Pau.
Sans argent, la Vè République agonise. Allons-nous émigrer ? Patience !

Après le sommet écossais du G8 ces 6 et 7 juillet, la France à travers sa délégation pitoyable « radsoc sans barbiches », va être reléguée en Division 2 par ses pairs. Son discours chiraquien qui tourne à la rengaine, mon modèle social, mon exception culturelle, ne sera pas écouté. Et j’invite nos chers délégués à tout simplement observer au tour de la table de conférence qui gardera l’oreillette de traduction simultanée quand notre grand président récitera son credo.
C’est cela la Division 2. On vous écoute des yeux par courtoisie mais on ne vous entend plus !

L’Occident et le Japon qui constituent le G8, vont en revanche écouter avec attention le projet de Tony Blair. Non pour l’Europe, c’est secondaire, mais pour, disons, les pays de l’OCDE. En quelques mots :

« Mettre le paquet » sur l’intelligence et le savoir, les technologies avancées, la recherche de pointe, le spatial et l’environnement, la démarche étant sécurisée sur vingt ou trente ans par un renouvellement et un durcissement de l'Alliance atlantique. Ces domaines de développement sont jusqu’ici hors de portée des empires émergents qui vont rencontrer dans les deux décennies à venir autant de problèmes que leur croissance débridée en résout.

La France a des atouts dans tous ces domaines, me dit-on au fond de la salle.
La France bien sûr. La France, mère des arts, des armes, et des lois, bien sûr.
Mais le gouvernement et les partis politiques français sont « dans le passage » ! Ils encombrent ! Et privent la France du bénéfice de ses atouts par tous moyens possibles, comme s’ils avaient peur qu’elle leur échappe.

Ce régime est-il réformable ? En dehors de son euthanasie ?
Sur le papier toujours. Yaka Faukon !
Commencez par la tête qui va pourrir tout le poisson !
Battu trois fois à plate couture, le satrape de Bity se cramponne à la fonction pour distribuer toujours encore son numéro de Zavatta, archi-connu dans les enceintes internationales.
Au-dessous, l’exécutif quotidien avec parfois, souvent, de bonnes idées, mais incapable de les imposer lors des "Mercredi de l’Elysée", et quand d’aventure …, obligés de remballer sur ordre du Château qui craint de devoir renforcer la garde à la Grille du Coq.
En face, le vivier ! … la classe politique ! Monnayable, corruptible, cupide. Daumier avait tout vu !

Alors ?
Mandat électif unique : maire, conseiller général, député, sénateur, etc …: une seule fois dans sa vie.
Cumul des mandats interdit.
Retraites de droit commun.
Cela ne ventilerait-il pas les chambres parlementaires qui moisissent sur les mêmes qui s'y enkystent jusqu'à leur mort ? Echancrons les amphithéâtres ! Sans doute réduirait-on à presque rien aussi la constitution de partis politiques à vocation alimentaire comme ils le sont tous devenus, en les transformant en associations représentatives d’intérêts réels et non plus idéologiques.
D’autant plus qu’aucune idéologie partisane n’est tenable aujourd’hui et qu’aucun programme autre que thatchérien n’est applicable. Au bord du gouffre on ne choisit plus le piton qui vous tiendra.

Mais c’est une déclaration de guerre civile, cher môssieur.
Arracher l’os au molosse, il va crier au fachisme et appeler la Licra, SOS machin, Sud-Rail et la Ligue DDDH au secours. Touche pas à mon pote de député qui émarge à cent mille balles !
Impossible ! Donc, la république exsangue va s’échouer et pourrir sur la plage comme une baleine sans radar.

Et après ?
Tout peut commencer, l'ami !
(la suite au prochain numéro)

Fin de la Cinquième Posted by Hello

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Archives steppiques