28 juil. 2005

Et si on changeait tout !

Le grand Galouzeau n'est pas si mauvais qu'on doive le vouer aux gémonies. Il énumère d'excellentes idées (le nouveau contrat de travail), emporte un certain enthousiasme dans son équipe (l'abolition de l'ISF), jusqu’à ce que l'Eteignoir en chef, le gros balourd, lui coupe l'herbe sous les pieds.
"Reculez Villepin, nom de dieu, les syndicats s'ébrouent, nous ne passerons pas la Toussaint".
Je sens bien ce qu'il a envie de leur dire aux syndicats ! Autant que Juppé leur en réservait en 1995 avant de recevoir l'ordre de se coucher.

"Cédez le pas à la nation, jeans-foutre de la défense des privilégiés qui ne représentaient rien sinon vous-mêmes et le pouvoir de nuisance le plus lâche qui soit, vous qui cherchez dans l'appel à la grève des nantis et par la menace de l'émeute à gagner les troisièmes tours électoraux quand vous avez démocratiquement perdu les seconds, vous qui avez atteint tout les rouages de l'Etat jusqu'à bloquer les manoeuvres d'évitement du navire Industrie France que votre stupidité laisse drosser jusqu'aux brisants. Un jour on vous comptera tous les talents perdus, à la hache !"

Mais rien de pareil ! Un ton convenu que l'on va répéter à Matignon chaque mois, nous dit-on.
Les grands élans vont finir en petits décrets. On recommence même à appâter le client électeur avec des effets d'annonce pour juger de sa réaction. On tergiverse, on se reprend, réécrit et rassure, on parle et ne gouverne pas.
L'argent file, le pays est stoppé. En vacances. Le régime agonise. La classe politique a des frissons, elle sent sur elle les remugles de poisson pas frais depuis qu'elle a su qu'elle est à 80% à contre-pied du pays réel.
Pourtant, On ira cette année encore au fort de Brégançon s'aérer les joyeuses. Et peut-être à la messe !
La France perd son temps, depuis trop longtemps pour se maintenir au rang que lui donne encore son siège au Conseil de Sécurité. Elle n'aura bientôt plus les moyens de sa survie diplomatique parce qu'elle devra choisir parmi d'ardentes exigences qui vont tailler profond dans les débours que son peuple lui autorise si imprudemment, exigences fondamentales d'assurer a minima les pouvoirs régaliens qui incombent à l'Etat central, aujourd'hui déconfit.
Il faudrait presque une révolution.

Jean-Philippe Chauvin, jeune professeur d'histoire-géo d'un lycée connu de Versailles, nous interpelle sur une offre politique toute nouvelle finalement : la monarchie.

Ne pas tomber dans le fatalisme, mais, au contraire, poser la question du régime politique susceptible de répondre au mieux aux défis contemporains, dans le sens de l’intérêt commun.
La Ve République est-elle entrée en agonie ? Bien sûr, les institutions semblent encore fonctionner, le président présider et le gouvernement gouverner... Mais cela tient plus à l’habitude qu’à un véritable dynamisme politique.

La France est malade :
Vaine gesticulation législative en tous sens pour exister au plan médiatique, Etat en faillite dontles fondamentaux sont les plus dégradés d'Europe occidentale, guerre civile rampante qui crèvera l'abcès des conflits corporatistes, ou communautaires jusqu'à l'affrontement des générations dont les plus jeunes sont pillées par les anciennes.

"La France présente aujourd’hui ce paradoxe scandaleux d’un pays qui décline, s’appauvrit et se déchire, en dépit de ses immenses atouts, du seul fait de règles absurdes et d’un manque criant de leadership politique. La France ne meurt pas d’un excès, mais d’un déficit de politique, ou plus exactement de la cannibalisation du politique par une conception cynique du pouvoir qui en monopolise les avantages, tout en en refusant les responsabilités, qui en dissout la dimension de projet et d’action pour n’en retenir que l’accaparement et la distribution des emplois et des fonds publics."

La France est nerveuse et bloquée par un manque de prospective. Pas de vista. Pas de projet (sinon dérisoires), pas d'ambition collective. Impérialisme de l’instantané.

Devant une telle confusion, il est permis de ne pas tomber dans le fatalisme, mais, au contraire, de poser la question du régime politique susceptible de répondre au mieux aux défis contemporains, dans le sens de l’intérêt commun bien compris des Français d’aujourd’hui et de demain. "Réintroduire la pensée à long terme dans l’action politique" serait insuffisant si nous ne réinstallons pas le "long terme" également dans les institutions de gouvernement. “Fixisme, fossilisation politique” diront certains ! La continuité ainsi générée doit être dynamique et accompagner le temps sans l'arrêter, pas plus que de se laisser dépasser par lui.

Quel État peut, par essence, disposer du “long terme” ?
Sûrement pas la république remise en jeu tous les cinq ans, non plus qu'un nouvelle quatrième rebaptisée sixième pour faire moderne !
La monarchie, pourquoi pas, c'est à voir !

Pas d’une monarchie féodale copiée d’un passé révolu, ni d’une théocratie. Quand on la connaît mieux, la monarchie française, à la capétienne, trouve ses raisons d’être et ses motivations politiques dans l’histoire, le terreau de la nation française, et son principe de mouvement est moderne.

La monarchie française est “héréditaire et successible” : Elle n’est donc pas assujettie aux élections et à ceux qui les font ; pas vraiment les électeurs, mais les partis et les “puissances d’argent”. La monarchie, par son principe même, c’est la transmission de l’État, de son sommet institutionnel et symbolique (au sens fort du terme), par le biais le plus simple, le plus naturel, car filial, du père au fils, par la disparition de l’un et l’“apparition” immédiate de l’autre.
« Le roi est mort, vive le roi ! » et son complément théorique « le roi de France ne meurt jamais » sont les deux formules qui caractérisent le mieux cette “passation de sceptre” qui, si elle voit la mort physique d’un monarque, voit aussi dans le même temps la pérennité de sa fonction et de l’État immédiatement assurée par son successeur, normalement plus jeune et donc régénérateur.

Ainsi, le roi ne doit son pouvoir qu’à la naissance et au deuil : il n’a pas choisi de naître héritier de roi, “roi en devenir”, comme il n’a rien choisi de ce qui le précède. Sa naissance en position d’héritier lui fixe des devoirs et lui assure une formation politique pour un avenir royal qu’il aura, peut-être, à assumer.
Le principe même de l’hérédité monarchique assure une indépendance de fait, quant à l’origine de son pouvoir, voire de sa légitimité, au monarque : « Une personne – mais aussi un couple, des enfants, une dynastie – dont le pouvoir n’est pas le fruit d’une lutte politique, qui n’a pas été fabriquée par l’état-major d’un parti, qui n’a pas percé à grands coups de marketing, qui ne peut être identifiée à un groupe social, un milieu culturel ou une région : tel est le roi.
Il n’est pas nécessairement parfait – nul ne l’est – mais il n’est pas un "parvenu". Il offre un visage humain bien nécessaire, indispensable même, à ces monstres froids que sont devenus les États du monde contemporain.

L’indépendance du roi, conséquence du principe héréditaire, est beaucoup plus importante que sa compétence personnelle : c’est cette indépendance qui lui permet d’exercer son pouvoir suprême dans de bonnes conditions, en particulier dans le cadre de la monarchie active, dans le choix du personnel gouvernemental, dans la mise en place des grandes politiques, dans l’exercice de la diplomatie et dans l’arbitrage politique.
Cette indépendance de position assure aussi l’unité même, à travers sa personne et sa famille, de tous les habitants du royaume au-delà des fortes différences provinciales, linguistiques et culturelles, voire institutionnelles dévolues aux régions.

La monarchie française n’a pas vocation à être seulement constitutionnelle ou parlementaire : elle se doit d’être politiquement active, de rendre au politique ses capacités d’action et d’intervention face aux grandes forces financières et économiques, et d’incarner la diplomatie française dans le monde. Elle n’est pas une fin en soi, mais le moyen d’agir pour la France, dans les meilleures conditions possibles.

Dans un monde incertain, la monarchie française “ré-instaurée” pourrait être le signal annonciateur d’une reconquête par le politique des territoires que l’économique occupe indûment. Ce serait, en somme, la victoire des hommes sur le pouvoir anonyme de l’Argent-dieu ...

Cet article est compilé des travaux suivants :
Jean-Philippe Chauvin, Pour la monarchie, 27 juillet 2005, Idées sur www.royaliste92.com
Nicolas Baverez, Le Monde, 25 mars 2004.
Jean-Louis Guigou, La Croix, 25 juin 2004, Le Figaro, 5 juillet 2004.
Paul Vaute, Voie royale, éditions Mols, 1998.

3 commentaires:

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  2. J'ai bien fait de me lever ce matin pour lire ce commentaire éclairé pour petit porteur.
    Ce monde est fou !

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  3. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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