16 sept. 2005

Raspail le Patagon, assigné

En ce jour rafraîchi de septembre, ce grand géant placide de Jean Raspail comparaît devant le Tribunal correctionnel de Paris pour avoir écrit un long éditorial dans Le Figaro du 17 juin 2004, parlant de la submersion des populations françaises par le tiers-monde et des complicités nombreuses dans l'establishment, je cite (si c'est encore autorisé dans notre satrapie ?) :

"Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné
."

La LICRA qui veille au salut de l'empire français depuis 78 ans, n'a pas supporté la Reconquista !
Y-a-t'elle vu en songe quelques saint-barthélémy, barques nantaises ou charters pasquaiens ? On ne le sait. Il faut bien vivre ici comme ailleurs et les condamnations peuvent boucler les mois.
Au moins aura-t'elle donné le plus grand écho possible aux propos très recentrés de Jean Raspail qui n'en espérait sans doute pas tant au moment où se réveillent parmi le vulgum pecus beaucoup d'interrogations sur la pertinence du communautarisme, d'abord islamique, disons-le tout net. Les bombes de Londres n'aident pas vraiment à l'intégration. Les incendies de squatts non plus.

Pour sans doute profiter du soleil Raspail, le président du Mouvement Pour la France, Philippe de Villiers, déclare à son tour la lutte ouverte et pense si fort "les Arabes à la mer !" que le MRAP l'a entendu ! Pauvre de lui. Veut-il récupérer les suffrages du tigre pelé de Montretout ? On le dit ! Mais il lui manque encore une dizaine de kilos pour faire sérieux. Et le Front a des pointures, d'une patience d'ange, qui ne vont pas se laisser croquer à l'arrivée de la course d'obstacles, par le concepteur du Puy du Fou.
Pourtant Ivan Rioufol, électron libre du Figaro, le soutient dans son Carnet de ce jour en disant : "En reprenant son rôle de gendarme de la pensée, la gauche néglige l'exaspération de l'homme de la rue. Il attend de ses représentants qu'ils se posent les questions interdites. Celle ayant trait à l'islam radical et à son expansion dans des cités et des mosquées n'est pas des moindres. Villiers aurait pu insister sur ces nombreux Français d'origine musulmane qui ne se reconnaissent pas dans la loi islamique et qui vivent en harmonie avec la nation. Mais sa description d'un communautarisme coranique est un constat recevable".

Le problème est que dans la patrie des Lumières, il est interdit de constater. Les réalités si elles ne reflètent pas l'utopie officielle, sont éconduites dans les arcanes de la recherche sociale archivée dès parution. Pourtant le régime actuel que l'on voit se piquer à l'insuline médiatique chaque jour, ne doit-il pas suivre l'Opinion pour se survivre, puisqu'en dernier ressort "le peuple est souverain", tranche et coupe ? Vous n'y êtes pas du tout !

L'Opinion est conditionnée dès sa formation pour exercer sa liberté de penser en parcourant des voies balisées officiellement pour la société civile. Seuls quelques éclaireurs-voltigeurs de pointe sont-ils autorisés à pénétrer en lisière de bois dans le monde interdit de la Réalité. Lisez, si vous avez le temps, Globalia de Jean-Christophe Rufin, tout y est. Donc on dit ceci, on ne dit pas celà. Des mots qui n'ont rien de gros, disparaissent chaque année de la bouche des hommes, où quand ils résistent, sont transformés en adjectifs anodins : aveugle et sourd sont des substantifs bannis. Dans la même veine, les tribuns prennent des tics qu'ils imposent ensuite à la société pour s'y fondre. On ne s'adresse plus aux Français, mais aux Françaises et Français, aux Parisiennes et Parisiens, aux Mussipontines et Mussipontains, le ridicule ne tue pas : c'est inscrit dans la Constitution ! Sinon quel carnage !

Le revers de la médaille de la bienpensance, c'est qu'elle a tué ce faisant, "l'esprit français", cette fragrance de salon littéraire, acide et corrosive, que le monde entier nous enviait sans le comprendre (à part Frédéric II et Catherine de Russie). Elle a tué aussi la dérision et cet indispensable emprunt aux plus rustres de nos amis, l'humour !

licra Quand les ligues du Mainstream s'attaquent au bouffon Dieudonné - que je déteste - elle lui font beaucoup d'honneur. Il eut été si facile de le "descendre en flammes" par l'humour ou la dérision. Certes on voit mal les présidents actuels du MRAP ou de la LICRA donner dans l'humour offensif. C'est bien au-delà des trois cents mots qui leur suffisent pour aller du lever au coucher de leurs certitudes. mrap Et pourtant le procédé est efficace et de meilleur niveau que les assignations qu'ils décident, en passant un peu lâchement la flamme du combat à l'institution judiciaire. Pourquoi ne combattent-t'ils pas eux-mêmes les propos qu'ils jugent indignes ? On tourne en rond !

Où vivons-nous ? A Paris pour l'exemple :
Une nation composée de Français anciens, certains très anciens, et d'autres presqu'aussi nombreux mais plus récents, est pénétrée par des familles de toutes provenances qui s'intègrent ou pas à tous les étages de la société et créent un certain cosmopolitisme de la ville. C'est très enrichissant; dans les deux sens du terme.

Et ci et là, des communautés soudées, parfois arcboutées sur leurs coutumes, qui décident de survivre non pas en marge de la société, mais au sein et "de" la société. L'activité de ces communautés n'est pas répréhensible du moment que de grandes chances existent pour que les générations suivantes, immergées par nécessité dans le courant majoritaire, volent de leurs propres ailes jusqu'à se fondre dans la nation avec quelques particularismes bénins.
Là où les choses se dramatisent, c'est quand les communautés, disons exotiques, perpétuent ici des coutumes criminelles fruit d'un certain obscurantisme, et quand les responsables qui les approchent, se forcent à fermer les yeux au motif de la tolérance. A ce stade il y a non-assistance à personnes en danger dela part de ces responsables.

Mais il reste du monde autour. C'est le monde de l'hostilité, du pillage et du racisme. Ses effectifs semblent croître. Les ministres de l'Intérieur se succèdent et manquent à le réduire quand ils ne se contentent pas de rodomontades médiatiques. Il n'est plus là question de traditions ethniques, de civilisations un peu à la traîne, pas du tout. C'est un monde d'apaches qu'il n'est plus besoin d'étudier dans le détail de ses motivations, ruptures, désillusions, défaites, paresses, parce que depuis le temps où on l'examine on en connaît tout. C'est une question de sécurité pour tous ceux autour qui n'en sont pas, y compris d'abord pour les communautés en voie de liquéfaction que nous évoquions ci-dessus. Car elles sont les premières victimes.
Leurs immeubles brûlent certes parfois, mais leurs modestes voitures tout le temps sur les parkings des cités, et par dizaine de milliers.
Combien de temps les autorités nommées et soldées dans leur charge accepteront-elles que la mise à feu de véhicules soit le clou d'une soirée commémorative ? Ou doit-on croire qu'il faut laisser couver les braises pour assurer la reconduction des moyens budgétaires affectés à la lutte ?

Ce n'est qu'une question. Pardon !

1 commentaire:

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