29 nov. 2005

Zappatoc très cher ami.

Si vous voulez remonter aux origines du modèle cliquez sur le titre de l'article.

Le pitre trotskard des bouseux lazarquois plante la Confé de deux cent trente mille dollars ! Il en appelle à la Campesina qui pour le moment se dépêche de boire son encaisse avant que l'hurluberlu français ne débarque pour faire la manche.

Misère, les gentils agriculteurs de la Confédération Paysanne ont vu leur compte bancaire soldé par les huissiers de justice en application des décisions de la Cour d'Appel de Toulouse la ville rieuse, accédant définitivement aux réclamations de la firme américaine Monsanto, très marrie d'un arrachage de plants transgéniques en 1998 dans le Tarn & Garonne. Le bouillant déconneur rural aura fini par couler son organisation, "son" est beaucoup dire puisqu'il n'en fait plus partie depuis qu'il a été radié des listes paysannes. En fait le paysan du Larzac installé sur des terres squattées, c'était sa femme Alice, qui l'a congédié pour absences injustifiées de l'exploitation, car il ne suffit pas de convoquer FR3-Montpellier pour faire deux tours de tracteurs, faudrait voir quand même à terminer les champs. L'ex-porte-parole de la Confédération est aussi un ex-en-tout et un repris de justice. Mais n'a-t'il pas dit que la désobéissance civile est la respiration de la démocratie ? On gobe parfaitement dans les sphères pluralisées de la Gauche. De quoi vit-il ? Peut-être de sa littérature et de ses incursions médiatiques.
Il a le bagout du bateleur forain, une belle élocution, parle couramment l'anglais, et tout ça fait de l'audience. Et comme depuis Yves Montand, autre prolétaire nécessiteux de la Cause, l'invitation en studio est payante, s'y est-il abandonné ?
On le réclame aussi sur les estrades du tiers-monde où il fait partie du décor de la tournée et représente l'Europe paysanne écrasée par le Système.

graffiti suisse
Troublant quand même le Zappatoc !

"Qui sont les victimes de cette psychose entretenue? Les multinationales, celles que Bové déclare combattre? Non. Ce sont d'abord les malheureux chercheurs des organismes publics qui veulent comprendre le fonctionnement des plantes, afin d'en faire naître qui consommeront moins d'eau, permettront d'aider les paysans du Sahel, n'auront plus besoin d'engrais, car elles sauront assimiler l'azote de l'air, ne nécessiteront plus de pesticides... Des plantes qui permettront de développer de nouveaux médicaments contre la mucoviscidose, par exemple. Des années de recherches acharnées et patientes sont détruites en quelques heures par des vandales qui ne savent rien mais qui obéissent à quelqu'un qui, en fait, sait beaucoup.
L'extrémisme de Bové est la meilleure garantie du statu quo. Quant aux OGM, qui sont les gagnants face à lui? Les multinationales américaines, évidemment. Découragés, les semenciers européens abandonnent les uns après les autres. Aventis, Novartis, maintenant sans doute Bayer. Il reste Limagrain pour le maïs, mais pendant combien de temps encore? La route est désormais libre devant Monsanto et DuPont de Nemours, les deux semenciers géants américains... en attendant les chinois. Bravo, monsieur Bové, beau travail !"
(dixit Claude Allègre, professeur à Jussieu.)


A défaut de vivre de sa médiatisation, ou aux dépens de la Confédération Paysanne qui n'était pas très riche et désormais ne l'est plus du tout, on peut se demander qui paye les voyages en avion, les séjours et l'ordinaire quotidien ? Dit autrement : à qui profite réellement Zappatoc ? Claude Allègre donne une piste. Et souvenez-vous que le campesino comme le furet de la chanson est passé partout, même dans les camps libyens d'entraînement ! Aurait-il attrapé quelque part une maladie qui rapporte ?

La seule question qui vaille et les éditions SMC pétitionnent au moment pour qu'une étude complète soit réalisée par la fraction oisive du CNRS : la moustache gauloise tire-t'elle son énergie du Qi de son propriétaire au point de le drainer ? Serait-ce l'explication ultime de la défaite de Vercingétorix devant le glabre César ?

Chemin faisant, Zappatoc vient d'en reprendre pour quatre mois fermes. Il attend au bout de la cassation quelque amnistie présidentielle de sympathie, car en haut lieu on se comprend sans se parler.

Si entre-temps vous souhaitez aider Monsanto, vous pouvez envoyer vos dons aux Amis de la Confédération qui luttent pour qu'en cas de décès la farce, comme la pièce au théâtre, continue.

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