16 janv. 2006

La charia républicaine


Notre fulminant premier ministre et combattant inlassable du déclin national, avait commandé à l'IGA* un rapport prudemment désigné sous le nom neutre de "refus de la mixité dans les services collectifs". Il vient de sortir, un de plus !
(*) Inspection Générale de l'Administration.

"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". C'est l'article premier de La Déclaration, que des cultures exogènes enkystées dans le tissu social français contestent de la manière la plus vive. Nous allons évoquer la crasse islamiste, que les sectateurs du Prophète nous le pardonnent, mais c'est à l'intention de leur rachat que nous oeuvrons ce faisant.

FullaLa discrimination des sexes fait rage dans les populations d'obédience musulmane, on le savait. Cette discrimination part à l'assaut de l'espace public, on s'en doutait depuis les histoires de piscines où l'on pratique certains jours la brasse papillon en burkha. Mais ce qui est très étonnant, c'est "l'indulgence" et "la compréhension" des détenteurs de l'autorité qui acceptent ces régressions graves de l'ordre républicain au motif faisandé de respect des coutumes. La république existe-t'elle encore ? Le rapport de l'IGA ne dit pas le contraire, mais sous-entend qu'elle est très malade.
Deux secteurs ont été explorés par les équipes d'inspection de l'Administration. En ont-ils aperçu d'autres qu'ils ne les confient pas au public.
Le pire est le secteur des soins. La pression est forte pour obtenir un hôpital "hallal" où les femmes ne seront examinées, soignées, opérées que par des femmes. On ne compte plus les examens médicaux encombrés de voiles, sans même parler d'ouvrir la bouche ! Les maris réfractaires courent d'un établissement à l'autre avec leur femme en souffrance dans la voiture ou le taxi. Les plus récalcitrants attaquent de front et "exigent" in situ la reconnaissance de leurs droits spécifiques par la menace verbale ou physique, les mêmes d'ailleurs n'entendent jamais faire la queue aux urgences et exigent la priorité a proportion de la douleur qu'ils supposent étreindre leur cheptel. Les personnels du secteur sanitaire sont décontenancés car en appui de ces extravagances, veillent les Ligues promptes à les assigner, elles qui ne voient de droits que dans un sens immuable, celui sur lequel elles ont construit leur système de captation des crédits publics. L'obscurantisme progresse sûrement.

Le second secteur est bien sûr le secteur éducatif et sportif. La participation des filles à certaines activités est de plus en plus contestée, même si le port du voile a régressé. Finalement la revendication de spécialisation des espaces scolaires revient au schéma antérieur qui jusqu'au bac séparait les sexes. Un parcours distinct ne serait pas bien grave, si les filles musulmanes n'étaient soumises à côté de cela aux coutumes rétrogrades de leurs origines patriarcales par des mariages forcés, le retrait de l'école à seize ans même pour les plus douées, l'interdiction de loisirs publics, et cent vexations que tout le monde connaît par coeur. Le plus malheureux n'est-il pas que le conditionnement rapproché qu'elles subissent dans leur milieu familial, les amène à accepter, défendre et bientôt revendiquer cet état subalterne, pour ne pas dire pire. Les relations des jeunes gens et jeunes filles dans les Quartiers sont jugées "brutales" par le rapport. "Ni Putes Ni Soumises" a déjà tout dit !
Mais le pire est ici : le programme scolaire de l'école publique est lui-même contesté. La Shoah, le darwinisme, les travaux des Lumières, le polythéisme antique des Egyptiens, la Question d'Orient, etc. tout ce qui n'est pas pré-écrit dans le Coran est combattu. On ne comprend pas pourquoi cette population exotique ne fonde pas son propre système scolaire pour former d'obéissantes andouilles qui deviendront les esclaves sexuelles de leur communauté, et les femmes de ménage des autres. Peut-être sont-ils trop rats et préfèrent-ils consommer les subsides publics au financement desquels ils contribuent si peu. Mais si la résistance s'organise, ils seront bien obligés de financer leur propre système.

A l'université, domaine de toutes les libertés, le combat fondamentaliste continue. La liberté est utilisée à sa propre destruction, mais la perversion de cette protection n'est pas le propre des fondamentalistes musulmans; la Gauche très présente en faculté sait l'utiliser dans le même sens. Ainsi est-il devenu impensable qu'un cours sur l'Islam puisse être donné par une femme. Ne parlons même pas d'une lecture critique du Coran. Quant aux dommages collatéraux de la Seconde Guerre mondiale, ils ne peuvent être filtrés par les lois Gayssot sauf à mettre en péril l'ordre public. De toute façon comment pourriez-vous relever l'identité du contrevenant dissimulé derrière le grillage de sa vêture coutumière ? Les mêmes vont dans quelque temps, diplôme en poche, crier à la discrimination parce que tel service ou entreprise ne souhaite pas profiter des neurones ratatinés d'une civilisation inférieure à la médiocrité ambiante. Que les fondamentalistes après avoir combattu les services publics, créent leurs propre secteur marchand pour subsister, car il n'est pas pensable que la communauté nationale "s'enrichissent" de cette crasse islamiste. Elle a bien trop de problèmes déjà !

poupées Fulla

Où tout cela nous mènera-t'il ? Nul ne le sait. Mais le Premier ministre pourra se targuer aux prochaines échéances électorales, d'avoir embrassé cette redoutable question sans mollir ! Il est d'autre part des nouvelles rassurantes qui permettent d'attendre sereinement le Jugement Dernier.

Ousama bin Laden serait mort depuis avril 2005, et Al-Zawahiri, son second, aurait peut-être été explosé par les drônes de la CIA, à Damadola ce vendredi 13. Bien sûr il n'avait pas le fétichisme de la Cène dans sa culture et ne s'est pas méfié. Et les oulémas qui ont décrété l'Aïd-el-kébir à cette date fatidique non plus. Le prochain Vendredi-13 est en octobre, ils sont prévenus. On garde la grotte !
Pour passer quelques soirées d'hiver et avoir de quoi pérorer aux soupers de la préfète, la rédaction vous conseille deux ouvrages :

L’islamisme à l’heure d’Al-Qaida, par François Burgat, à La Découverte, Paris - 2005, 214 pages, 15 euros ;
Al-Qaida dans le texte, présenté par Gilles Kepel, annoté par Thomas Heghammer, Stéphane Lacroix, Omar Saghi, aux PUF, Paris - 2005, 440 pages, 24,50 euros.

De l'Hadramaout aux Echelles du Levant, François Burgat montre que la radicalisation islamiste est moins le symptôme d’une « maladie de l’islam » que l’expression outrée d’un différend politique avec l’Occident. Et que la mouvance Al-Qaida, dans sa monstruosité et sa violence, est moins inspirée par la lecture wahhabite des textes sacrés que par le bouclage hermétique des scènes politiques arabes qu'elle escompte emporter dans son monde utopique.
Avec ça, vous êtes armé pour dénoncer la subversion de la charia objet du rapport de l'IGA, et dans le même temps montrer que vous savez affiner une analyse et prendre de l'altitude sur un phénomène géostratégique. Normalement, les autres convives à table vont se taire !

PS: On peut utilement lire le texte de Jean-Gérard Lapacherie que nous lions en ligne, La Régression Tragique, où il éreinte Burgat de belle façon. Ca vous permet de faire un éblouissant "thèse, antithèse, synthèse".

1 commentaire:

  1. Ces "poupées islamistes" ont quel-
    que chose de mystérieux presque de sacré ! Qu'en est-il de l'art de l'islam, à l'époque où ce qui se dit "art contemporain" réduit la femme à un objet, non plus sexuel, mais simplement matériel (femme-
    pinceau !) et où le figuratif a du mal à survivre ? Qu'en'est-il des sépultures islamistes à l'époque où nos corps de "civilisés" sont traités comme les ordures ménagères et fertilisent les espaces verts ? Cette religion qui resurgit n'est-elle pas la consé-
    quence de notre décadence occidentale ?

    RépondreSupprimer

Archives steppiques