14 févr. 2006

Gros-Georges Premier

GG primero
Gros-Georges Ier de Septimanie, professeur maoïste de droit et empereur en son royaume, n'a rien à cacher. C'est un pense-brut. Ses armes portent croix cléchée et pommetée d’or, aux extrémités de branches triplement bouletées et perlées, dite occitane sur gueules, et couronne impériale en chef de sable, devisées en français :
Je T'EmmErdE
On est donc prévenu.

Satrape méridional redouté par ses proches et craints par ses adversaires qui ne savent jamais où cessera l'outrance de ses répliques, il a le don de mettre les rieurs de son côté, tartinant au bon sens ses remontrances et moqueries. Va-t'il à la plage de Palavas en cigare et voiture de maître ? Il aimerait. Petit cadeau.
Cadillac

"L'affaire des harkis" et l'insulte rocailleuse d'untermenschen qui en est le clou, lui dessinent une petite moustache et frange assortie qu'il ne mérite pas. Après tout n'a-t'il pas défendu l'article "horrible" de la colonisation positive contre lequel la Chambre hypocrite qui l'avait voté il y a un an par clientélisme ordinaire, faisait front ces temps derniers, parce que trois pies noires leur jacassaient les oreilles.
Outré de ce tête-à-queue, le satrape n'a pas envoyé dire à se pairs qu'ils étaient infâmes en ces termes : Ces petites gens (les harkis donc) qu’on a fait partir avec leur petite valise ! Cet article avait été voté, alors qu’on le laisse ! On leur avait fait une petite concession de rien du tout, un tout petit article qui leur donnait du baume au coeur, eh bien, non, il faut le leur enlever ! C’est infâmant !"

Samedi soir 11 février, Gros-Georges Ier déclame un de ses meilleurs discours publics en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir assassiné en 1993 dans la bonne ville de Montpellier. Ca ronronne, quand le représentant de l'association AJIR34 du comité de quartier de la Rauze et quelques musulmans français du coin, se permettent, pour une histoire de logements promis jamais donnés, de le prendre à partie en plein milieu d'un phrasé onctueux à la perfection. Interrompre l'agrégé de droit en plein amphi déclenche l'ire d'icelui et une réplique meurtrière : "Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocu jusqu’à la fin des temps. (hou, hou !) Vous êtes allés à Palavas avec les députés gaullistes qui ont laissés les harkis se faire massacrés en Algérie. (hou, hou !) Faut-il vous rappeler que 90.000 harkis ont été égorgés comme des porcs. Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore vous allez leur lécher les bottes. Mais vous n’avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n’avez aucun honneur !"
Dit comme ça c'est dur, mais au fond c'est sincère puisque c'est la triste vérité : le gouvernement gaulliste de l'époque a donné des ordres pour le désarmement des harka et l'abandon sur place des supplétifs, quelles qu'en soient pour eux les conséquences. Ce crime abominable n'a jamais été jugé. L'histoire le fera, et De Gaulle perdra ce qui reste de son aura.

Les responsables locaux de la Gauche ont aussitôt plongé sous la table, ne sachant qui craindre le plus, le roi, terrible en ses colères et capables de couper traitements, prébendes ou subventions dans l'heure, ou le peuple, passablement échauffé par le choc des caricatures, ou la rue Solferino mais rhino c'est rosse. Les harkis portent plainte, le MRAP se tâte encore, qui les considère comme des collabos ainsi qu'en a décidé sur notre sol l'homoncule président algérien, le gouvernement s'en mêle pour ne pas rater l'encadré en page "Société" du Figaro, et le PS "n'y croit pas", qui lance dans l'arène ses contorsionnistes les plus souples.

PARIS (Reuters) - Le siège du Parti socialiste a été évacué lundi soir à Paris en raison d'une alerte à la bombe, apprend-on de source policière. Toutes les réunions prévues lundi soir rue de Solferino ont été annulées et les locaux ont été évacués peu avant 19h00 locales. "On était dans l'idée qu'on ne pouvait pas se permettre de prendre à la légère une revendication, quelle qu'elle soit", a précisé à Reuters le secrétaire national aux élections, Bruno Le Roux.

Les cons, ils avaient oublié de couper le téléphone !

1 commentaire:

  1. Le vice président croupion Gayssot veint de gagner la médaille en chocolat de la contorsion. Il nous déclare sans rire :
    " Ses excès verbaux ne doivent pas occulter la rupture avec la politique de droite et d'extrême-droite menée en Languedoc-Roussillon par la Gauche. Si les propos de Frêche à l'égard des harkis sont injurieux, ils n'ont pas de caractère raciste, sinon j'aurais démissionné. "
    Que ne dirait-on pas pour se cramponner au poste !

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