10 févr. 2006

Le Jokari Zappatoc

La liberté éclairant le monde a décidé de se passer du renfort de Zappatoc le Trotskard gaulois ! Et le moustachu le plus con après le général Tapioca des Picaros, de s'offusquer que les concierges de la nation qu'il déteste à tous égards, lui aient claqué la porte au nez. Si le motif est textuel en apparence, omission déclarative de condamnations, la raison première est pour sûr le fichage abondant des exploits du coucou-agitateur de l'altermondialisme. Peu leur chaut aux Yankees que l'olibrius ait dévasté un chantier MacDonald sur l'ancienne côte de Millau, c'est une affaire privée jugée par des pleutres, ou qu'il dévaste sous l'oeil des télés régionales en mal de rédactionnel des champs de maïs présumés modifiés dans leurs gènes, Monsanto s'en bat, ou qu'il entre et sorte de la prison de Villeneuve-les-Maguelone sur le tracteur de sa femme, c'est elle qui paie le gasoil !
C'est plutôt le curriculum vitae qui les inquièterait, dit-on à la maison-où-il-pleut.

Fils d'immigré grand-ducal membre illustre de l'Académie des Sciences de Paris, Joseph Zappatoc, abandonnera très vite ses études de philosophie et littérature classique pour aller rêver chez Lanza Del Vasto, gourou indien qui prônait le repos pluriel du guerrier après la méditation pacifiste enbaumée. Mais l'agitateur en herbe ne pourrait se suffire de porter le collier de fleurs, aussi vénéneuses fussent-elles, et vint se faire les dents sur le camp du Larzac, jusqu'à y traire par la suite des brebis et des sots-à-gogo. Jospin qui le snobait, le disait "Astérix se prenant pour Tarzan". On s'éloignait déjà de sa déclaration célèbre définissant le concombre révolutionnaire masqué : "Dire que tu es libertaire ou que tu viens des idées libertaires, c’est immédiatement le repoussoir à cause de cette bande de branques qui en ont fait un repoussoir. Si être anar, c’est faire uniquement référence aux pensées du XIXème comme l’ont fait les marxistes, ça ne rapporte rien. Aujourd’hui, agir passe par une réflexion sur l’Etat, sur la technique, sur la façon dont ce système devient de plus en plus totalitaire, sur la façon de l’économie à s’autonomiser".

Roquefort Le Gaulois
Un peu réductrices les foutaises rurales sur un plateau aride ouvert à tous les vents et patrouillé l'hiver par des loups. Alors c'est la grande aventure. Au profit de qui reste un mystère, mais de quelqu'un qui finance largement. En 1995, il est sur les navires de Greenpeace contre les essais nucléaires français de Mururoa. Le battage fait par les chaînes américaines encouragera les émeutes sur les Territoires polynésiens.
L’intéressé multiplie les coups d’éclat médiatiques, cette fois au niveau international. Fin 1999, le French Guy de Roquefort-sur-Soulzon est aux États-Unis. Les télévisions se l'arrachent avec moustache et parfait anglais. Il est au sommet de Seattle. Puis finalement invité officiellement à Davos en janvier 2000, il prend un grenade lacrymogène fédérale en pleine poire, la sécurité suisse ne l'ayant pas reconnu. C'est vrai que dans ces montagnes, à part le culte le dimanche, on ne sort pas beaucoup. Ceci le rendra définitivement célèbre. En avril de la même année, il part renforcer de ses vociférations le FLNKS en Nouvelle Calédonie, réclamant une Canaquie Libre !

A dire vrai, contre l'armée française, contre la génétique agronomique française, contre le complexe agro-alimentaire français, contre l'industrie nucléaire française, contre le drapeau tricolore aux Iles de la Société, contre la présence française sur la montagne à nickel, n'avons-nous pas ici la parfaite définition de la taupe activiste de la CIA ... nichée adroitement au sein de la LCR de Krivine ?
Et la péripétie de l'aéroport JFK de New-york ne serait-elle qu'une mascarade pour rappeler à certains que l'agent Zappatoc, s'il se présentait aux élections présidentielles de 2007, ne pourrait être en rien taxé de marionnette américaine sortie des X-Files de Langley ? Car le duel Le Pen - Bové au second tour est toujours possible.

Ce qui est comique, c'est la réaction immédiate du Quai d'Orsay qui a jeté son porte-parole au devant des micros pour "expliquer" la bévue de "sa" vedette nationale par la complexité du questionnaire vert à remplir dans l'avion. C'est vrai que Zappatoc, ancien étudiant de Berkeley, allait aux Etats-Unis pour la première fois ... depuis si longtemps. Mais de quoi se mêle le Quai ? Déjà à Hong Kong, n'était-il pas intervenu immédiatement pour que le ludion crypto-rural délégué par la Campesina sudaméricaine, puisse accéder à la conférence de l'OMC quand la police chinoise le refoulait ? Zappatoc donnerait-il des ordres à ce pauvre Blazy-Douste ? N'est-ce pas plutôt son amie de toujours, la veuve tiersmondaine du président défunt qui téléphone ?
Il leur fait tout simplement peur !

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