3 mars 2006

Blandine, j'entends les lions

La furie musulmane s’apaise à l’endroit du malheureux Danemark qui a jeté ses fusains aux détroits pour continuer à vendre … ses poulets sur le Golfe ! Enfin pour une semaine ou deux, jusqu’à ce que les cygnes et les grues se posent à Tivoli. L’actualité du Croissant Vert zappe la caricature occidentale pour la caricature indigène. A Bagdad, on ne dessine pas les visages des grands disparus, par contre on enfourne en masse vers le paradis. Les Takfiris explosent les Mahdistes qui étripent les Qaïdi ; seront-ils à court de vierges là-haut ? La question reflète notre angoisse.
La vitrine légale de l’intégrisme musulman en France a lancé le 13 février une pétition nationale pour pénaliser la critique de l’islam, à l’instar de ce qui se fait pour les juifs, les homosexuels et va se faire pour les esclaves et les nains de jardin. Le texte le voici :

Monsieur le Président de la République,

Nous assistons depuis plusieurs mois à une multiplication des propos, attitudes et actes à caractère islamophobe contribuant à la stigmatisation des citoyens de confession musulmane et à la dénaturation de leur image et de celle de l'islam. La publication récente, par plusieurs journaux français, de caricatures du messager de l'islam fut un pas supplémentaire dans ce sens et a augmenté l'inquiétude et la lassitude de millions de musulmans de France et d'ailleurs.

Pour aller de façon concrète dans le sens de vos déclarations récentes qui ont témoigné de votre volonté, Monsieur le Président de la République, de faire prévaloir dans notre société l'esprit de fraternité et du vivre ensemble dans le respect et la dignité, nous nous permettons de solliciter votre intervention afin que soient prises les dispositions législatives nécessaires, empêchant l'islamophobie, l'insulte et la diffamation sur Dieu et ses prophètes.

Loin de limiter les libertés d'opinion ou d'expression, de telles dispositions législatives mettront chacun devant sa responsabilité et empêcheront la diffusion d'un esprit malsain risquant de porter atteinte à l'ordre public et à la sérénité collective.


C’est beaucoup de tapage pour douze caricatures de mauvaise qualité, mais bien dans la ligne de victimisation systématique qui est suivie par les responsables islamiques. Rappelez-vous les récriminations assourdissantes qui avaient suivi l’attaque d’une mosquée à Clichy par les forces de l’ordre, la chose s’avérant n’être qu’une grenade lacrymogène qui avait roulé jusqu’à la porte fermée d’un hangar au moment de refouler de jeunes manifestants, après trois nuits d’émeutes. Et la presse bobo de nous expliquer par le menu le « choc » enduré par tous les Clichois.

On peut aussi remarquer que ce texte est assez passe-partout pour être signé au premier degré par quiconque. L’exposé des motifs que donne l’UOIF sur son excellent site est plus intéressant. Le lire d’abord en cliquant ici pour comprendre l’explication maintenant.
Dès la première ligne l’organisation convoque la Oumma – espace islamique mondial – pour manifester plus massivement « tristesse et colère » face à l’insulte. Aucun de nous n’a pu voir d’insulte dans ces dessins, à moins que désormais on qualifie de la sorte la plus banale dérision. mais qu'importe si on est lourd, c'est le but.
La fin du premier paragraphe place l’indignation sous la protection des autorités et du chef de l’Etat nommément, pour en quelque sorte la légitimer. Avec l’Elysée aucun problème, on interrompra la repentance cinq minutes pour lire la pétition d’accablement, et dans l’élan on ouvrira une ambassade au Hamas.

Troisième paragraphe : Après avoir souffert dans sa dignité de la Une de Charlie Hebdo disant tout haut ce que les Français « de souche » pensent tout bas, l’UOIF menace. Et là il faut citer :
« Si dans divers endroits du monde, blessés par le contenu infâmant de ces caricatures, des musulmans ont exprimé leur colère dans la violence ; ceux de France et d’Europe ont dans leur ensemble appelé, dans le calme et le respect du droit, au juste respect de leurs convictions et de leur dignité. L’UOIF appelle les musulmans de France à maintenir ce cap de revendications et les incite à multiplier les initiatives pour exprimer leur indignation … ». Sous-entendu que le ton employé jusqu’ici pourrait dorénavant se mettre au diapason du ton plus généralement entendu dans la Oumma, avec torches et cordes à lanterne ?

In fine, après un appel aux organisations locales à déposer plainte contre la presse de leur coin, l’UOIF enclenche la pétition « législative »…
Or si l’on bien vu les bœufs, on cherche encore la charrue.
Si l’islamophobie n’est pas cataloguée au Code pénal comme le furent avant elle l’antisémitisme ou l’homophobie, sur quelle base voulez-vous aller en justice ? Sur la diffamation ? A l’endroit de qui ? Mahomet ? La partie civile est éteinte depuis longtemps.

Tout ceci participe d’une poussée franche vers l’islamisation de nos codes et mœurs. Or il n’est besoin de suivre aucun cours du soir pour comprendre que l’islam est incompatible avec les valeurs européennes communes, ne serait-ce que celles de l’égalité des sexes, mais la liste est plus longue. Alors pour faire passer la différence, il faut communautariser à outrance, mettant l'un sous le régime de la sharia - c'est en cours en Grande Bretagne, l'autre sous le codex sikh, celui-là sous le Petit Véhicule. Les promoteurs du communautarisme sont de tous les défilés, même ceux qui dressent les communautés contre les autres. C’est quoi le cirque du foulard ? Le cirque des caricatures ? Et au milieu du vacarme médiatique, la tribu des derniers chrétiens se demande quand elle sera montrée du doigt elle aussi comme "différence". Qu’elle ne s’inquiète pas trop, on va la communautariser comme le reste.
le lion refusant blandine
Les libres penseurs sur prébendes publiques (toujours !) donnent le ton. On se souvient des indignations « laïques » à l’occasion du décès du dernier pape et des contorsions protocolaires que le gouvernement avait dû avancer pour s’en sortir. Les politiques tournent maintenant autour de la loi de 1905 pour en tirer le jus nécessaire aux compensations tardives qu’exige l’Islam, mais au même moment veulent grignoter la situation de l’Eglise catholique privilégiée par l'histoire, qui dans son désarroi, rechigne à reculer. La christianophobie est insidieuse mais bien réelle, et ce n’est pas notre clergé docile, à la limite complaisant, qui fera face. Si dans les temps anciens le Crapouillot se nourrissait en bouffant du curé, on assimilait le trait à l’anticléricalisme. De nos jours, ce n’est pas la « calotte » qui trinque mais le chrétien dans sa foi intime.
La course péripatétique des médias à l’audience ôte tout frein. On se souvient du tronçonnement systématique des encycliques papales ou des motu proprio du Vatican aux fins de n’en ressortir que la partie « grand public » que l’on saura faire croustiller. Jean Paul II et la capote. Point barre. On a manifesté en France contre lui aux cris d’assassin. En contrepoint le déchaînement médiatique à ses funérailles n’était rien moins que le show télé de la décennie, et encore avait-t’il fallu décaler celles de Rainier III pour garder de la matière. Mais du message de l’un, comme de la démonstration de l’autre, rien ! L’auditeur est trop bête. Ces dogmes sont minoritaires, différents.

Ratzinger arrive-t’il que déjà on lance le nouvel Adolf II, sans se soucier qu’il soit de l’Académie des Sciences morales et politiques de Paris. Silence des autorités morales et politiques. Si, il a dénoncé le « désordre intime » de l’homosexualité au service de l’Eglise. C’est l’Inquisition contre les Gays ! La Jaquette se mobilise ! Le gouvernement est « neutre ». Problème communautaire.

Plus ouvertement les maîtres-à-penser-vite diffusent la dérision des familles catholiques souvent nombreuses. Hervé Gaymard, l’imbécile, a été crucifié pour sa progéniture, mais Philippe de Villiers ne perd rien pour attendre dès qu’il va entrer en campagne pour de bon. Un nouveau venu dans l’arène se nomme Yves-Marie Adeline. Le prénom, c’est déjà mal parti. Il est catholique et a huit enfants ; et il y va pour le roi. C’est un fou. On n’écoutera aucune de ses idées, à l’inverse il nous sera expliqué que ce type dont l’épouse refuse la pilule, n’est pas « normalisé », différent.

Christianophobie ? Il n’y a pas de lois contre cela. Et les textes qui punissent les incendies des églises bretonnes, les traitent comme des hangars ou des cinémas ; la souffrance des fidèles n’est pas mesurée. Mais ça pourrait changer, pour certains autres, dès qu’on aura bouffé les chrétiens. En attendant, démons, éloignez vos torches des mosquées.

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