17 mars 2006

La traite soudanaise

Veuillez informer le président Chirac. SVP.
L'alerte a été donnée par les Manants du Roi.

Communiqué du CSI, Christian Solidarity International

La forme la plus brutale de l'esclavage persiste. Le nombre des esclaves soudanais se situe dans les dizaines de milliers, peut-être plus. Quand vous voyez ces esclaves, votre coeur se serre car vous éprouvez à leur place
... la douleur d'assister au meurtre d'êtres chers pendant les rezzous violents de la nuit ;
... la torture physique par des viols répétés et des raclées sans frein ;
... la vacuité d'une vie d'esclave, à peine plus chère que celle du bétail.

Ils sont les victimes de cette pratique horrible de l'esclavage, un crime contre l'humanité.

Depuis le milieu des années 80, le Soudan a connu une résurgence de l'esclavage. Ce qui est troublant, c'est l'implication du gouvernement soudanais. Ses représentants utilisent les raids de capture d'esclaves comme un instrument de leur djihad à l'encontre des communautés de Noirs africains. Beaucoup de ces esclaves sont chrétiens.
blessé donc moins cherLes esclaves sont soumis aux travaux forcés, endurent fréquemment des passages à tabac, les insultes racistes, les viols collectifs et les mutilations sexuelles. La majorité des esclaves sont forcés de se convertir à l'islam. L'éradication de l'esclavage est une nécessité absolue pour une paix durable au Soudan.

Sous la pression des Etats-Unis, le gouvernement soudanais a suspendu les raids de capture d'esclaves au Sud-Soudan. Mais aujourd'hui encore les milices de l'Etat soudanais (Janjaweed, ndlr) continuent d'asservir et de violer femmes et enfants au Darfour dans le Nord-Soudan.
C'est pourquoi Christian Solidarity International appelle à la création d'une Commission de Surveillance de l'Eradication de l'Esclavage au Soudan. Nous pétitionnons auprès de la Maison Blanche pour que soit établie une commission spéciale de surveillance et de lutte contre ce trafic et qu'elle fasse rapport dans tous les domaines sur l'avancement du processus d'éradication.
Quand vous envoyez votre pétition, voudriez-vous bien considérer aussi un don de soutien au travail du CSI pour libérer et soigner les esclaves du Soudan. Avec votre aide, nous fournissons vivres et commodités permettant aux esclaves affranchis de démarre une vie nouvelle. Grâce à vous, une lueur d'espoir s'allume faiblement dans les yeux des esclaves du Soudan, mais s'allume.
(fin du communiqué)

Veuillez informer le président Chirac en adressant un courriel à .......... nulle part. Il s'en fout ! La question est d'ailleurs réglée pour nous depuis Fachoda !


Communiqué du CSI du 10 février 2006

La semaine passée, le CSI a fourni des kits de survie et des vivres à 273 esclaves soudanais noirs affranchis. Ces esclaves ont été libérés au Nord-Soudan pour être rapatriés par le CEAWC dans trois localités du Sud-Soudan, Malwal Kon, Turalei et Gok Machar. CEAWC : Comité d'éradication des enlèvements de femmes et d'enfants, sous l'autorité du gouvernement soudanais.
Les affranchis étaient pour la plupart des femmes et des enfants capturés par les milices musulmanes soutenues par le gouvernement du Soudan pendant deux décennies de guerre civile. Pendant leur détention la plupart ont été violées, battues, insultées et forcées à se convertir à l'islam.
retour du fils après 7 ansLe rapatriement des esclaves s'est opéré du 31 janvier au 4 février. Les officiels du gouvernement soudanais ont entassé les affranchis dans des camions débâchés et sans sièges pour un transport de deux jours sous une chaleur de 40°C. Ce rapatriement à petite échelle fut le premier que le gouvernement soudanais a entrepris depuis le printemps de 2005 quand on nous rapporta que plus de quatre cents esclaves avaient été transférés au Sud.
Le CEAWC a enregistré les noms et lieux de plus de huit mille esclaves e attente de rapatriement au Nord-Soudan. Mais les responsables du Comité ont informé le CSI que le gouvernement soudanais n'avait pas encore débloqué les fonds pour de nouveaux rapatriements. Ils pensent que les autorités de Khartoum ont un moindre intérêt dans le problème d'esclavage dans le pays depuis qu'ils ont signé un accord de paix avec l'Armée de Libération du Peuple soudanais en janvier 2005.

Malgré les petits pas du programme de rapatriement du CEAWC et la persistance de l'asservissement d'Africains noirs au Darfour et en Equitoria, le Département d'Etat américain a récompensé le gouvernement soudanais pour ses efforts significatifs dans la lutte contre l'esclavage, en élevant son classement de la catégorie III à la catégorie II, dans laquelle on trouve la Suisse, la Finlande, Israël, la Grèce, la Hongrie, le Chili, etc.
Le Département d'Etat a justifié ce reclassement sur la base d'une décision du ministère soudanais de la Justice. Celle-ci supprime l'obligation pour les victimes de viol de déposer plainte préalablement à leur demande de soins médicaux. L'écrasante majorité des femmes esclaves soudanaises n'ont d'aucune manière accès aux soins médicaux, ni aux guichets de plaintes ! Le Département d'Etat a cité également la promesse faite par le gouvernement du Soudan de prendre des mesures supplémentaires contre l'esclavage en 2006.

Par un mémorandum au Secrétaire d'Etat Condoleeza Rice en date du 11 octobre 2005, cinq personnalités de la campagne contre l'esclavage au Soudan ont conclu à une grave erreur d'appréciation que d'avoir reclassé ce pays de la catégorie III à la catégorie II. CSI presse le gouvernement du Soudan d'intensifier ses efforts pour libérer et rapatrier - dans des conditions humaines - tous ceux qui sont encore en esclavage, et en appelle au président Bush pour constituer une commission indépendante de suivi.
(fin du communiqué)


Bon !
Vous vous en doutiez un peu depuis l'album "Coke en Stock" d'Hergé, l'esclavage le plus misérable existe toujours. On peut le toucher du doigt puisqu'on peut racheter des êtres humains au Soudan. D'ailleurs le manque de crédits invoqués par le CEAWC officiel pour expliquer la lenteur de son action, concerne les indemnités de rachat et les commissions d'intermédiaires, pas le carburant des camions-bennes !

Notons en passant - bien que ce soit politiquement incorrect - que cet esclavage est tout entier dans le monde islamique arabe. Trente millions de Noirs ont été asservis par les Arabes en quatorze siècles. Ce n'est pas une supposition dont on peut débattre ! La traite orientale domine largement sa jumelle atlantique en horreur, par les conditions encore plus épouvantables dans laquelle elle fut opérée. Taux de perte en route de 80 pour cent, usines à castrer produisant vingt pour cent seulement du stock entrant, etc. Pis encore pour la civilisation du Prophète, on ne connaît jusqu'ici le nom d'aucun abolitionniste arabe !

A quoi rime dès lors les jacassements insupportables de la Pie Taubira et du Bouffon M'bala M'bala qui, sur les tréteaux de la démagogie la plus racoleuse, feignent d'ignorer ces persécutions atroces quand ils ne les rejettent pas ouvertement comme entendu récemment à l'émission de Serge Moati sur la Cinq, pour mieux condamner le Commerce triangulaire nantais depuis longtemps disparu.

Plus grave quand même : que vaut la commémoration vaseuse du 10 mai décidée par le chef de l'Etat français éternel repentant, en souvenir d'une horreur abolie par la Seconde République il y a 158 ans !

Résolution :
Que l'on donne les frais d'études du comité Edouard Glissant pour l'élaboration d'un projet de « Centre National consacré à la traite, à l’esclavage et à leurs abolitions, ouvert à tous les chercheurs et au public », ainsi que le prix des gerbes, couronnes, locations de fanfares et buffets de la prochaine commémoration de l'Abolition ;
ainsi que plus tard, les crédits de fonctionnement du dit-Centre national qu'on ne construira pas,
à Christian Solidarity International .

Avec notre argent, ils rachèteront des dizaines de milliers de malheureux. Ce ne sont pas des planqués qui se nourrissent du Code Noir en pétant dans la soie du haut des tribunes parlementaires. Eux sont en première ligne, dans le sang et la sueur en 2006, pas en 1848 !

1 commentaire:

  1. La république française a l'habitude détestable de bâtir des temples à la vanité de ses dirigeants.
    Si vous donnez de l'argent à CSI il n'y a rien à inaugurer en grandes pompes nulle part !

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