10 avr. 2006

Cocaline

Le contrat première embauche est aboli. OUF !
La loi pour l'égalité des chances votée par le parlement, validée par le Conseil constitutionnel, promulguée par le président de la République, a été dans la foulée "renégociée" dans son article 8 par les syndicats ouvriers et les deux chefs de groupes parlementaires UMP, Josselin de Rohan et Bernard Accoyer. Qu'on ne se moque jamais plus des républiques bananières sur les bancs français de l'ONU.

la fraise des LandesAinsi la compétition électorale permanente qui sous-tend toute l'action gouvernementale a-t'elle ridiculisé l'Etat. Un premier ministre, ancien secrétaire général de l'Elysée qui méprisait depuis ses fenêtres à double-vitrage les "sans-couilles" de la classe parlementaire, a-t'il souhaité mettre au pas l'assemblée nationale à coup de 49.3 sans-recul, aussitôt les relais populaires des groupes battus dans l'hémicycle étaient actionnés par le marionnettiste Emmanuelli à travers l'UNEF, dans le simple but de créer désordre et déconsidération de l'adversaire. Du fumier populaire beaucoup pensent tirer les vers de leurs futurs succès. Après tout l'emblème n'est-il pas le coq ?

Notre démocratie "révolutionnaire" est au bout de sa caricature. Mais nous sommes en France et il est inscrit en filigrane de la Constitution que le ridicule ne tue pas, à peine de quoi la classe politique et sa haute administration seraient décimées.
Une question n'a pas été posée ! Et pourtant c'était la bonne.
"De quoi l'Etat se mêlait-t'il encore à vouloir encadrer et "nationaliser" les comportements professionnels ?". C'est une grande maladie française que de vouloir faire entrer la clef de l'Etat dans toutes les serrures. Surtout dans celles qui sont irrémédiablement grippées.
Maudit CPE ! il avait trois caractères génétiquement modifiés :
  • Facile à comprendre, même par un plombier français ;

  • Simple d'exécution, tu bosses, je paye ;

  • Neutre pour le contribuable.

On comprend que dans le droit fil de l'énarchisation triomphante, on lui ait substitué une usine à gaz classique dont le plan devra être soumis chaque fois à expert, et qui va coûter 300 millions d'euros au Budget. Qu'on laisse le Code du Travail pourrir sur pied, il est au-dessus de nos moyens !

Pendant que les étudiants de division 2 rêvaient au Grand Soir et que les soutiers du secteur public se donnaient des vacances, la consommation relevait le front en février et la production aussi, à preuve le déficit commercial se creusait des importations nécessaires à la satisfaction des achats des consommateurs. Les grands initiés et les petits boursicoteurs se passionnaient pour les flatulences de la digestion de Gaz de France par Suez, l'appétit d'ogre de Tchuruk (encore un immigré !) qui avale Lucent sans mastiquer, la naissance de Natixis de la Populaire, et les cours d'ascenseur du rastaquouère Mittal et du chic et cher Arcelor. Pauvres couillons d'étudiants. Ils ont gagné une bataille qui, à la fois, ne les concernait pas mais n'intéressait qu'eux !
Dans les Quartiers on range les capuches, les prunus municipaux sont en fleurs. Après tout mieux vaut un travail au noir qu'aucun travail du tout. Et puis la coke laisse plus de dividendes, en moins de temps, au labeur des cités que les emplois airtétistes en CDtruc des syndicats !


Et justement l'OFDDT, Observatoire français des drogues et toxicomanies a publié son enquête Fly-tox 2005. Tout s'explique. La cocaïne est définitivement sortie du milieu du showbiz pour investir durablement le milieu étudiant depuis que les "lignes" procurent des effets plus intéressants et moins terribles que les seringues hypodermiques des "héro", tous fichés au sidaction.

La Distribution qui est très branchée marketing comme toutes ses pareilles des marchés civils, a aussitôt répondu aux impatiences de ce nouveau marché par ses réseaux de shit classiques. Donc inutile de connaître le numéro de téléphone ad hoc du vieux bateleur jadis célèbre qui dépose dans votre boîte à lettres de petits raviolis de papier-soie mais qui peut rater le métro, le bus ou la marche, il vous suffit de solliciter de sa blanche bienveillance votre racaille attitrée au pied de l'escalator.
Mot de passe : "blonde ou brune ?" Comme pour la bière !
En sapin !
le nouveau jeu de société

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Archives steppiques