30 mai 2006

Bien Cher Frère

le penseurLa science est un chose formidable qui nous dit que l'homme et le singe se sont fâchés il n'y a pas si longtemps. A se regarder de nos jours encore l'un l'autre dans les yeux, laisse passer une communication indéniable. Qui comprend qui ?
Dans le domaine simien nous avons des ambassadeurs de qualité qui prouvent bien l'antique trace d'une amitié perdue. La régie me dit dans l'oreillette de ne pas parler de la tribu kémite atonique car ils attendent encore les double-vitrages. Aussi nous n'en ferons aucune évocation dans ce sujet qui leur est étranger.

Les chercheurs-décodeurs nous apprennent qu'entre le chimpanzé et l'homo sapiens - on en trouve encore - la différence du génome n'excède pas un pour cent. Nous sommes tous simiens à 99 pour cent.ensemble Si ce "un-pour-cent" est tout ce qui sépare les cousins et compte tenu du milliard de données en jeux, il serait plus honnête de parler en "part pour mille" (ppm) ou même en "part pour million" : alors le "un" devient "dix-mille" et il y a de quoi lister nos avantages, à moins bien sûr de n'être que Hun ! (impossible à retenir)

Partons sur mille paramètres différents pour faire rond et sérieux :

001. Bipédie 99 fois sur 100 pour l'homme (1% de suspension, dans le métro, au gymnase) au lieu de 10% chez le chimpanzé qui en plus n'est pas aussi gracieux que nous. Les portes de Garnier lui sont irrémédiablement défendues, à moins que Lang le laid soit nommé à la direction du théâtre pour meubler sa retraite de ministre émérite de la culture trash.

002. Capacité crânienne de 1400cc contre 400cc au chimpanzé. 400cc c'est presque 2cv fiscaux quand même. Reste à débattre de la tête mal faite et bien pleine ... À faire les courses au supermarché dans la cohue humaine, on doute de ses capacités en centimètres-cubes.

003. Langage élaboré et foisonnant chez l'homme à un point tel qu'il est devenu impossible de se comprendre entre étages différents de la tour ... de Babel. Ce brouhaha amuse le singe quand il observe la race supérieure défiler au zoo. Qui pis est, cette intelligence supérieure n'a pas permis à son détenteur de parler le chimpanzé. Sachant qu'il se débrouille assez bien en malais comme en américain, il y a quand même de l'espoir.

004. Utilisation de machines-outils par l'homme contre de simples outils rustiques par le chimpanzé qui semble porter en lui les gestes d'une agriculture que nos grands-parents poursuivaient de leurs peines et soins, en vain le plus souvent. Le singe a-t'il déjà fait le tour de la question et décidé de rester écolo anti-productiviste ? Par ailleurs certains hommes n'utilisent aucun outil et sont dénommés "chômeurs". Y-a-t'il des chimpanzés chômeurs, les décodeurs ne le disent pas.

005. Qui mange qui ? L'homme est placé plus haut sur la chaîne alimentaire, il mange de tout, même les siens et les cousins des siens, qui le punissent par une propension endémique à chopper le sida. C'est pour cela qu'on va transfuser les Africains au singe troglodyte synthétique du Gabon ! S'il en reste on le fera en corned-beef pour les buffets campagnards de l'Hôtel de Ville.

le chaînon manquantBon ! Il nous reste 995 paramètres différents que nous gardons en réserve.
Pour les 99000 gènes semblables, nous vous laissons dériver dans votre propre galaxie simienne. Attention au trou noir de la déprime !
Au fait, la dépression nerveuse est un paramètre commun.

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