31 mai 2006

Le prix du drut s'effondre

le drutLe Comité International Olympique a laissé filtré qu'il n'était pas recommandable de donner un siège à un repris de justice, quels que soient les artifices d'une amnistie à personne dénommée. Il est dit que "en raison de la différence entre la faute pénale et la faute éthique, l'effacement de la condamnation laisserait intacts les faits pour lesquels M. Guy Drut a fait l'objet d'une condamnation devenue définitive à son égard puisqu'il n'a pas fait, pour des motifs personnels, appel de cette décision. Il appartiendra à la commission d'éthique de se prononcer au regard des principes éthiques énoncés dans la Charte olympique". On attend que Robert Badinter qui est membre de la commission d'éthique, bloque le déni d'honneur encouragé par l'Elysée sur des motifs obscurs.

Ce qui est bien plus étonnant et qui mesure la gravité de la pandémie de corruption, est l'expression très large des sympathies à l'endroit de monsieur Drut. Quinze mois de prison avec ou sans sursis est un verdict très lourd qui doit bien correspondre quelque part à la gravité des faits reprochés. 50000 euros d'amende aussi.
Or ces faits jugés sont "rejugés" très bénins par la classe politique dans son ensemble, qui brait contre la procédure de grâce royale mais jamais contre la concussion.
Même Roselyne Bachelot absoud son copain Drut tout en regrettant le pas de clerc de l'Elysée. Mais Bachelot ce n'est pas grand chose. Le président de l'Assemblée Nationale lui-même, dans le même temps qu'il parle "d'autolessiveuse", dit que "Chirac a eu raison de le faire". Le Garde des Sceaux qui doit boire en cachette, déclare épargner ainsi à monsieur Drut une double peine - on rêve -, celle de le priver des avantages d'une position au CIO et d'y défendre la France.
Si Stavisky vivait encore, on emploierait sans doute son génie financier à remonter notre notoriété à la Banque Centrale de Francfort à la place du pâle Trichet, qui traîne pourtant la lourde casserole du Crédit Lyonnais, ce qui avait bien amélioré son curriculum vitae malgré tout.


Sous l'hermine et mal rasé, le président de la Cour des Comptes jubile.seguinLa vengeance est un plat qui se mange froid. Philippe Séguin mastique. Il déclare tout bonnement que les comptes de l'Etat qu'il est chargé de certifier, sont faux. Un réflexe de grand serviteur le prévient de refuser carrément la certification - il en a le droit, mais pas le courage - et l'engage en revanche à déclarer 48 réserves. C'est du jamais vu ...... en temps de paix.

Sue ces entrefaites, le Quai d'Orsay débordé vient d'adresser ses remontrances au Kremlin pour toute la lumière soit faite sur la répression de la Gay Pride moscovite qui aurait blessé la délégation parisienne, et Blazy-Douste de rappeler à Poutine que "l'orientation sexuelle relève de la sphère privée". A quoi le csar de la Fédération de Russie connaissant son monde, aurait répondu en dialecte varègue, "va fa l'enculo !"


berluscCe qui nous projette en Italie où Forza Italia de Silvio Berlusconi a sauvé les meubles aux municipales en dépit d'une forte abstention des électeurs centristes que, paraît-il, le cavaliere menaçait de faire descendre dans la rue au cas où son mouvement n'obtiendrait pas une parcelle du pouvoir en relation avec son score des législatives. Le même riche pitre ne vient-il pas de se fendre d'une lettre aux chefs d'Etat obligés jusqu'à hier de le fréquenter dans ses fonctions précédentes, les avisant d'un retour proche aux affaires sitôt que la procédure d'annulation des décomptes électoraux suspects aura abouti.
France-Italie, c'est un concours !


Spéciale dernière


Nicolas Sarkozy quitte le radeau de la Méduse et devrait annoncer son motif dans une conférence de presse à tenir sous quinzaine. L’été sera chaud !

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