23 juin 2006

Homoparentalité à la mode

M. Bloche(Reuters - Paris) Le député Patrick Bloche a présenté jeudi, au nom du groupe socialiste de l'Assemblée, deux propositions de loi, l'une ouvrant le mariage aux couples de même sexe, l'autre permettant aux couples homosexuels stables d'adopter et d'éduquer des enfants.

Ségolène Royal embraye, Jean-Louis Borloo qui se voit un destin national, surenchérit, et chacun d'expliquer pourquoi c'est tendance de surfer sur cette vague. Que va nous dire Sarkozy, dès qu'il aura fini d'éplucher les sondages ?

Marier les homosexuels devant le maire, avec ou sans voilette, avec ou sans le baiser après l'échange des anneaux, ne saurait gêner quiconque dès lors qu'on ne lui demande pas de pognon ! Le mariage est une consécration civile et la promesse de lendemains qui chantent pleins de gâteaux d'anniversaire, pour le pire et le meilleur, finissant toujours par le pire, le départ dans l'au-delà de son plus proche sparring-partner. Pourquoi refuser les joies et les peines du quick boxing conjugal à certains, on ne fait pas la moue quand ils remplissent leur déclaration de revenus.

Liberté, égalité, fraternité, sexualité, fiscalité


Des esprits chagrins relèvent que le mariage consacre la cellule de base de toute société qui entend durer ou croître. Et que les mariages normalement improductifs l'affaiblissent en valeur reconnue. C'est vrai ! Toute la question est dans le destin choisi pour la société humaine qui intègre cette bizarrerie dans ses moeurs.

Nos sociétés méritent-elles de durer ? Répondre oui relève de la foi. La liste des motifs militant pour leur extinction est longue comme un jour sans pan bagnat. Nous n'allons pas vous l'infliger.

Homoparentalité ?
C'est Christophe Girard, adjoint gay au maire de Paris, et bailleur de fonds des communautés homosexuelles de la capitale, qui donne la clé dans son livre "Père comme les autres". Extraits :
« Parce que la nature avait décidé pour moi d’une sexualité qui ne me permettais pas de me reproduire, j’aurais dû renoncer à la vie que je souhaitais, que je rêvais ? » « Inventer sa vie n’est pas un luxe, c’est un combat pour la liberté. Et cette liberté prenait pour moi le visage d’un enfant. Aussi suis-je devenu père. Père biologique. Père tout court. »

On comprend avec Christophe Girard que sa démarche d'adoption ou de procréation externalisée, vise à satisfaire d'abord un besoin de réalisation de soi, qui pour les "autres", est si facile. Louer un ventre comme un jardin potager pour l'ensemencer et récolter plus tard, ou acheter en prêt-à-porter, apparaissent comme des démarches irrésistibles. On le sait bien, que l'espèce est mue fondamentalement par deux exigences naturelles, se nourrir et se reproduire.

Il n'y a dès lors aucun obstacle à ce que des homosexuels qui déjà mangent come tout le monde, élèvent des enfants, les ayant ou pas fait fabriquer ailleurs. Surtout si on ne s'intéresse que secondairement à l'enfant lui-même. Les conditions qui lui sont faites à son insu sont accessoires ; elles ne sont évoquées quand elles le sont, qu'après la déclaration d'un besoin ardent de pater ou maternité. Tout argument se souciant de cet enfant est le plus souvent, soit botté en touche - par l'argument d'autorité - soit annulé par la convocation au débat de la misère morale de certaines familles courantes (dites hétéros). Il suffit de courir les débats sur le sujet, ou entendre divers entretiens donnés par l'auteur précité lors de la promotion de son bouquin pour apprécier la secondarité du "rejeton".

L'homosexualité est une caractéristique naturelle dont l'occurrence dans l'espèce humaine est plus fréquente que d'être roux, a fortiori albinos. Et dans certains carrés géographiques elle peut même prédominer. Mais si la Nature la décrète comme une impasse biologique, sans doute la trouve-t-elle inutile. Plus vraisemblablement, elle ne sait quoi en faire et l'abandonne. C'est aussi le propre de l'homme, non d'en rire, mais de se désolidariser de l'Evolution Générale de la Nature pour mener sa quête propre jusqu'à peut-être un jour transformer la planète en étoile, et terminer la dispute.
Un vieux généticien sud-africain dont je tairai le nom par peur des représailles de la communauté gay, affirmait encore récemment que la loi de la Nature n'est pas l'Evolution, si on l'embrasse dans son ensemble sur le vecteur du temps, la loi naturelle c'est l'Extinction ! Il y a des milliers de fois plus d'espèces disparues que d'espèces en évolution. L'évolution qui est une séquence de mutations minimes et brusques - en fait un code foire dans le génome à l'instant T - laisse sur le bord de la Route des "embranchements" sans avenir.

Soyons écologistes, suivons la Nature, et laissons homosexualité à son destin par modestie, nous ne sommes pas les architectes de la nature. Le corollaire naturel de cette orientation, l'homoparentalité, contrevient à l'ordre naturel ; mais si la réalisation de soi prime toute considération plus large et ne veut pas s'inquiéter des conséquences éventuelles sur le nouvel autrui, alors laissons faire la dérive des moeurs, l'espèce aux effectifs pléthoriques va de toute façon vers son extinction normale, faute de ressources mobilisables pour sa survie.

2 commentaires:

  1. PARIS (Reuters)23.06.06-14:00 - Nicolas Sarkozy a confié au philosophe Luc Ferry une mission de réflexion sur la question du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, qui prend de l’ampleur à dix mois de l’élection présidentielle.
    Le contraire m'eut étonné. Quid de Balou et de l'immigration des ours slovènes au pays des Macaboundeou ? Cecilia bosse la question ?

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  2. l'ermite du gave06/10/2006 20:26

    "les homos, hommes et femmes, sont différents et le savent.
    d'ou cette quête éperdue de la normalité: mariage, adoption, parentalité, etc."
    en vous aidant d'exemples concrets ou en puisant dans vos connaissances, vous commenterez ce postulat.
    durée de l'épreuve: 4 heures

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