24 juil. 2006

Halte au feu, oui, madame

tanks
Tel qui ne voulait entendre raison avant qu'on ne lui ait apporté les testicules de Nasrallah sur un plateau de bronze, tend l'oreille au treizième jour d'orage au motif invendable qu'une brigade de pouilleux résiste à la plus forte armée mécanique du Moyen Orient. A faire une connerie, faut-il la faire vite. Olmert se traîne, la partie n'est plus jouable.
Tsahal a enfoncé un bec de canard de trois kilomètres dans le Hezbolland, et c'est tout. La pluie chiite tombe toujours sur Haïfa.

John Bolton le prévôt américain de l'ONU, commence à réviser sa rhétorique dès lors que les "terroristes" se battent aussi bien sinon mieux que le Vietcong et que les katiouchas sont une réponse faible au pilonnage dévergondé de l'Etat-major juif.

katiouchas
Condi Rice vole au secours de l'allié présomptueux pour arranger le cessez-le-feu qui sauvera la face, ou ce qu'il en reste. Ce sera la deuxième fois que les Etats-Unis sauvent la mise à Israël sous couvert de congélation des positions. La première fois ce fut lors de la guerre du Kippour quand Henry Kissinger fit stopper les hostilités pour que Tsahal puisse dégager la division qui avait franchit le canal de Suez pour couper la logistique de la Troisième armée égyptienne. Qu'aurait pu faire une division israélienne remontant vers Le Caire au sein d'un océan de civils égyptiens hostiles, et menacée à tout moment d'une entrée en guerre de l'Union soviétique ? Disparaître corps et biens ! Le cessez-le-feu devenait urgent sur les positions avantageuses du moment mais forcément précaires.

Cette fois-ci, il s'agit d'éviter l'enlisement et l'éventuelle implication de la petite armée libanaise qui sanctionnerait l'outrecuidance israélienne en mettant en ligne non plus des "terroristes", mais une armée régulière, chez elle. Accessoirement on ignore la posture que prendrait la Syrie dont le régime alaouite pourrait rechercher une gloire éphémère juste avant un arrêt des hostilités imposé par l'ONU. L'Irak est mitoyen et vibrerait certainement à un engagement lourd des armées syriennes, au grand dam des Américains qui y sont complètement enlisés.

Ehoud Olmert va donc "consentir" à un cessez-le-feu pour raisons humanitaires, tel que va l'articuler le secrétaire d'Etat Condoleezza Rice aujourd'hui.
Il n'empêchera pas l'inventaire des désastres cruels infligés au Liban.
Israël a perdu la considération des nations civilisées.
Il s'en fout !

Sud-Liban

1 commentaire:

  1. L'élan vers un cessez-le-feu est interrompu par l'incapacité de Tsahal de "pacifier" le chef-lieu du Hezbollah de Bint Jbail.
    En fait au 13ème jour, Tsahal a tout cassé et rien gagné.
    Ehoud Olmert doit s'interroger !

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