9 sept. 2006

Hitler Second Chance

Adolf II


Le pasdaran qui préside l'exécutif de Perse se complaît à l'évidence dans une fonction jubilatoire. Sa bonne humeur quand il incinère Israël d'un index rageur fait plaisir à voir si l'on se souvient du film de Chaplin, Le Dictateur, où Hitler le Magnifique joue avec le globe terrestre rebondissant sur son fessier.
En écho, car dans ce monde ecclésiastique il ne faut jamais être en retard d'une haine, Khamenei le guide triste parle du cancer juif au Moyen Orient. Ils sont en pleine paranoïa.

Mais quand on se penche sur la géopolitique iranienne, on remarque vite que l'Iran est pour le moment gagnant dans tous les compartiments du jeu, ce qui explique bien sûr leur enthousiasme qui confine au délire. Tous les compartiments sauf un dont nous reparlerons plus bas !
Le Grand Satan les a débarrassé de deux ennemis sur trois, la République arabe d'Irak à l'Ouest qui lui a coûté un million de morts, et les Talibans d'Afghanistan à l'Est. Ne restent que les montagnards kurdes au Nord qui pourraient bien succomber à la tenaille turco-iranienne qui se met en place. A noter que des préparations communes d'artillerie ont été déjà déversées sur les Kurdes, à titre de réglage, les turcs sont présents dans l'Etat-major iranien.

En Irak, l'Amérique a déclenché sans le vouloir une vraie guerre civile qui par la loi du nombre devrait aboutir à un démembrement de la république arabe laissant les provinces chiites et les puits qu'elles contiennent sous l'influence des mollahs. La province étant contiguë de l'Iran, il ne s'agira plus que d'emballer un futur anschluss dans la meilleure feuille de propagande fédérative. C'est pour bientôt.

Au couchant du Moyen Orient, les déboires des fox-terriers de Tsahal consolident l'emprise des milices de blaireaux chiites sur les Echelles à tel point qu'il ne sera bientôt plus nécessaire pour elles de maintenir un département militaire. Elles règneront sans partage en mettant sous le joug civil tous les territoires que le Hezbollah a défendu récemment. Les cours élevés du pétrole sont en phase avec les besoins de la reconstruction du pays, reconstruction qui est littéralement captée par le Hezbollah, accroissant mécaniquement son emprise.

Ils n'ont plus besoin de missiles; ils ont leur fierté au Liban, leur bon droit à l'ONU, et vont même récupérer les fermes de Sheeba.
Au final - et le Hamas est lui aussi sur cette trajectoire - ces groupes puissants s'imposent par la force et la séduction humanitaire aux populations qu'ils pénètrent, puis par le prestige que le terrorisme leur renvoie, enfin par l'honneur d'une résistance acharnée, permettant dès lors de quitter les oripeaux terroristes, ce qui les autorise à la fin à s'asseoir avec tous les gens bien dans les enceintes internationales, et à y dicter leur exigences, étant seuls maîtres à bord chez eux ! Génial.

Que va devenir Israël avec de pareils joueurs d'échecs ? Ehoud Olmert nous semble trop impétueux pour jouer les trois coups d'avance réglementaires de la partie annoncée. Il faut des sages, mais où les trouver ?

Avec la question nucléaire iranienne, nous entrons dans la période de tous les dangers parce que le monde est divisé sur ce gros problème, au motif simple qu'Israël n'en fait qu'à sa tête et n'accepte aucune résolution onusienne. Pourquoi dès lors l'Iran trimillénaire devrait-il s'y plier ?

Au prix de dizaines de milliers de morts, l'aviation juive peut détruire l'essentiel des installations nucléaires iraniennes. A partir de là, soit l'Occident punit sévèrement son protégé, soit le reste du monde punira l'Occident d'avoir manigancé cette horreur. Les choses seront tellement envenimées que beaucoup découvriront qu'ils ont alors une fenêtre d'opportunité pour satisfaire des revendications parfois très anciennes. Alors nous pourrions bien assister à un foisonnement de guerres locales éclair du fort au faible. A ce signal il sera temps d'évacuer Monaco et la Vallée d'Andorre.

Mais fort heureusement le ver est dans la pomme perse.
La situation intérieure est précaire et l'hostilité à la charia renforcée par les sicaires du président Ahmadinedjad, est maintenant générale. A preuve, l'ordre de manifester "sa joie" après le cessez-le-feu victorieux au Liban, indiquait de monter sur les toits des maisons de Téhéran le lendemain soir à une heure précise pour crier tous ensemble une immense action de grâce remerciant Allah d'avoir favorisé les armes de la Foi. A l'heure dite, à part dix mollahs et dix tondus, il n'y avait pas un chat (persan) sur les toits ! La patience du peuple est usée, comme celle du Bazar qui entrevoit sa ruine si d'aventure le projet nucléaire est continué contre l'avis du reste du monde.

Nous serons sauvés par le sursaut patriotique et laïc des Iraniens, et surtout des Iraniennes que l'on cherche à remettre derrière la clôture comme des Carmélites, mais qui n'y consentent plus.

Ô la belle footeuse


Acceptez en l'augure et dormez en paix, cette semaine encore !

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