17 oct. 2006

Histoires de parapluies

CRS
Qui va protéger la police ?
La réponse à cette question métaphysique convoque normalement le renfort de ce que l'on appelle là la police armée, ici la grise, chez nous les CRS ! Hélas nos compagnons de sécurité, dédiés au choc et manoeuvrant à cet effet en pelotons (ou sections, je ne sais pas), ont été déclassés depuis longtemps en natateurs estivaux, en grimpeurs alpins, en radaristes autoroutiers et cent autres emplois qui, s'ils forment le personnel, déforment la pugnacité du groupe.
La lamentable affaire des Tarterêts nous prouve l'inadéquation de la doctrine d'emploi.

Les CRS étant mis hors-jeu pour le moment, en attendant les stages de requalification sur primes dans des centres commandos, qui va donc protéger la police nationale normale ?

On pourrait penser que les collectivités locales pourraient se charger de ce module indispensable à la vie urbaine en renforçant l'action policière de réserves municipales musclées et entraînées dans les dojos, comme on en voit des compagnies de nervis privées qui font la loi à la pointe du rottweiller sans crainte aucune. Mais les fonctionnaires d'Etat rechignent à être couverts par les Territoriaux. On attend donc avec impatience les suggestions syndicales et autorisées qui vont lever l'incertitude car les émeutes dites de novembre approchent à grand pas.

Après consultation de mon chat qui est le plus avisé des résidents de ma maison - j'ai aussi un loir, une musaraigne, un pigeon, deux geais et des mille-pattes - il semblerait que l'on convoquât le peuple, démocratie oblige !
Vous voulez avoir une bonne police, intelligente et tout et tout, ... protégez-là d'abord !

Ecoutez à partir de maintenant les déclarations officielles et souriez ... vous aurez été prévenus.


Humeur seconde :
Qui va protéger le Japon ?
soldatesLa réponse à cette question métaphysique convoque normalement le renfort de ce que l'on appelle là-bas l'alliance américaine. Or de ne compter que sur elle laisse le Japon abasourdi. Après cinquante ans de bonne et loyale obéissance - mise à part la guerre automobile - l'empire du Soleil Levant se retrouve avec une puissance nucléaire incontrôlable à portée de fusil, et il voit avec aucun amusement son unique allié de référence se contorsionner en tous sens pour couper le blé au peuple affamé de la RPDC, sans plus, en espérant que les cohortes décharnées des survivants engloutiront de rage le pouvoir stalinien. C'est un peu solliciter la logique que de promouvoir une réponse aussi simple au coup de tonnerre, qui dit-on va être redoublé sous peu. Le Japon qui a déjà donné dans les festivités pyrotechniques commence à avoir ... la trouille !

On comprendra que la protection du Japon ne peut que revenir au Japon lui-même, et que le désastre diplomatique américain en Extrême Orient va coûter cher à l'Administration Bush. Mais en quoi cela les concerne-t-il puisqu'ils n'ont que deux ans à tirer avant de passer la lessive, l'eau sale et le bébé aux suivants. C'est le principe démocratique d'alternance dans lequel on oublie cette recommandation que tout Français connaît par coeur : "On est prié de laisser cet endroit dans l'état de propreté où on l'a trouvé en entrant". Aux suivants, aux suivants ... !


Humeur tierce :
Qui va protéger Gbagbo ?
L'armée française solde 236335 militaires, gendarmes exclus, dont 133423 pour l'armée de terre, 41680 pour la marine et 61232 pour l'aviation (c'est le budget 2005). Le taux d'encadrement, euphémisme masquant la mexicanisation, est d'un colonel pour 200 et d'un général pour 1000. Le premier poste est surbooké de cinq fois et le second de sept fois par rapport à la norme applicable à un Etat en déficit grave : un colonel plein par régiment et un général par brigade.
Le gouvernement a exposé à l'extérieur de nos territoires 14000 hommes (Le Figaro du 16 octobre). Il est au taquet ! On ne peut montrer nos couleurs au Liban, dans l'intention qu'on les y voit bien sûr, que si nous sortons de Côte d'Ivoire. Mais la diplomatie personnelle du locataire de l'Elysée interdit de prendre le moindre risque avec des images télévisées de violences renouvelées à l'endroit des blancs d'Afrique. Donc que faire ? Embaucher des volontaires ? Expédier des vétérans ?
Moi ! Qui m'emm... tant !


Tremble Hezbollah !

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