30 déc. 2006

Saddam en enfer

l'Enfer de Dante
Saddam Hussein a été pendu ce matin à 4 heures de Paris. Je dormais.
Une petite pluie fine très bretonne m'accueillit au saut du lit, qui avait apporté la douceur des Açores pendant la nuit. Plus de cookies pour le petit déjeuner, et bien peu de marmelade d'orange pour les autres. J'ai donc choisi le pot de miel de Savoie sur des biscottes Braisor.

La télé qui semble en grève, m'a tout expliqué sur les lémuriens. Le lémur volant de Madagascar m'a toujours fait rire avec son air ahuri, finalement très con. J'ai zappé quand ils m'annoncèrent les gorilles après la pub. Rien d'intéressant qui me laisse tout loisir d'éplucher la rubrique BD du n°21 des Epées que j'avais sautée jusqu'ici. Les mangas font la course en tête. Arch ! On parle de faire du super-manga en mariant "le trait et le dynamisme du japon, la présentation et les couleurs franco-belges, et la puissance narrative américaine." J'apprends aussi que Robial a relancé les éditions Futuropolis (Gallimard & Soleil) avec des publications péchues de toute beauté. Dernières parutions chez Futuropolis :

- Blutch, La volupté, 105p. à 16,50€
- David B, Le jardin armé, 111p. à 16,50€ également
- Davis Prudhomme et Pascal Rabaté, La Marie en plastique, T.1, 46p. à 13,50€
- Ludovic Debeurme, Lucille, 500p. en NB à 27€

Chez Dargaud, Vehlmann et Duchazeau ont sorti Les Cinq Conteurs de Bagdad (13,50€) Critique mitigée.

Ceux qui veulent lire une critique pointue de la BD française doivent s'abonner aux Epées. Le gros défaut de la revue est de n'être que trimestrielle. Tournant les pages à ma seconde tasse de café, je m'offre une critique d'Arnaud Bordes sur le Goncourt 2006. Il était temps que je comprenne qu'il ne s'agit que des Furies et autres Euménides, à moins que ce ne soit les Moires ou les Parques, ces Bienveillantes qui cherchent et punissent les meurtriers, les parjures et finalement tous les salopards, afin de préserver l'Ordre universel.
894 pages d'intrigue qui "entre en résonance avec le sujet du roman : l'organisation du génocide, son organisation du point de vue bureaucratique, dont elle (l'intrigue) illustre on ne peut mieux les lourdeurs administratives et ordinaires. C'est effroyable parce que lent, parce que routinier ; c'est lent parce que systématique voire systémique".
Les Bienveillantes de Jonathan Littel chez Gallimard pour 25€.

Huit heures et demi déjà. Le train est à 37 et Saddam Hussein a été pendu ce matin à 4 heures. Où j'ai bien pu rangé mon parapluie ?

1 commentaire:

  1. Que le sort de cet homme vous soit égal, soit, mais avec un minimum de réflexion il est facile de s'apercevoir que l'on peut vite devenir comme lui : sans coeur, sans pitié, sans conscience... C'est contagieux cette immoralité.

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