11 déc. 2006

Ti'prof usé

bouvardJ’ai suivi l’émission des Grosses Têtes de Philippe Bouvard ce lundi après-midi. On n’y est rarement déçu si l’on accepte la gauloiserie-braguette des permanents chansonniers qui s’abreuvent de contrepèteries, injures, calembours, saillies en tout genre, à l’aube d’une soirée agrippés aux zincs du quartier à rechercher les mânes de Blondin, Henry Miller, peut-être même Céline et sûrement le père Magloire.

On apprend dès l’entame que monsieur Paul avait bu. Dame ! Lady Di tuée comme une bas-normande un soir de cuite !

Et saute dans le studio en coup de vent Soret de Boisbrunet en costard bleu sombre, cravate à pois. « Le roi c’est moi ; orléaniste, légitimiste ? non merci, je viens d’en prendre ! Par contre un vichy menthe ?… Même pas ! »

Gonflé ? Sans doute. Celui qui a survécu à la machine à sarcasmes de Laurent Ruquier pouvait chausser un peu plus grand en pointures. Nous salivions d’avance pour une fois qu’un royaliste pur sucre allait se déboutonner. Nous avons été déçu que la prestation soit météoritique. Le temps de mettre le sucre sur la cuiller d’absinthe et le royaliste s’était envolé.

2373 euros, c’était le montant de la valise RTL à 16 :30 ! Elle était coincée entre la pub et la chansonnette d’ambiance.

TulardL’invité d’honneur était finalement le professeur Jean Tulard, président de l’Institut Napoléon, qui vient d’éditer le cinquante millième ouvrage sur Bonaparte et son 29ème à lui tout seul. Lequel est réputé avoir respecté la loi salique afin que le royaume ne tombe en quenouille, alors que nous éjaculons aujourd’hui nos contrariétés civiques dans les mouchoirs aux sels parfumés. Revanche posthume de la sans-culotte Joséphine de Beauharnais. C’est tout ce que j’en ai retenu.
Avec la charade éculée de Jean Amadou qui va du lit à Napoléon.

Pour finir, le regretté Jean Dutourd nous apprit en direct du funérarium du Père Lachaise qu’il cèderait volontiers son fauteuil à l’Académie française incessamment sous peu !

Yves-Marie Adeline, candidat de l’Alliance Royale aux présidentielles, est passé au travers de ce concours de vulgarité comme un flèche. Heureusement pour lui ; il n’y avait rien à prendre !

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