11 janv. 2007

Globalisation et sottise

siège abandonné par la Shell
La Royal Dutch Shell termine son désengagement du marché français.
Après avoir "dynamité" il y a quelques années son siège central de Rueil 2000 (photo), manière de se séparer d'un staff pléthorique qui lui perdait 2 millions de francs par jour la tête haute, elle largue aujourd'hui l'outil industriel. Sont mises à l'encan ses raffineries de Petit-Couronne (Basse Seine), Berre et Reichstett (Alsace). Votre prix sera le mien. Evaluées à 4 milliards de dollars par la presse économique londonienne en novembre 2006, on parle maintenant de moins de 2 milliards. Où passerait le solde, ne riez pas.

Les acheteurs sont tous de première main et recommandables en diable.
A ma gauche la Lukoil Holdings du regretté Mikhail Khodorkovsky, goulaguisé par le tsar maigre, à ma droite la Petroplus Holdings. Au-delà qui tournent en cercle, on devine les ailerons du monstrueux Carlyle Group, de First Reserve, et du petit P.A.I., fonds paribasien d'investissement en LBO qui s'exerce à nager dans la grande mer.

Notre pronostic est que Lukoil va emporter le morceau parce qu'elle négociera en même temps le réseau de stations services, comme elle l'a fait aux Etats-Unis quand elle a repris les actifs américains de la Getty, et qu'elle n'a aucun problème de liquidités.

Sur ces entrefaites on apprend sur les ondes que le fils de l'émir rachète l'Olympique de Marseille à Robert-Louis Dreyfus sous couvert de négociations avec le sémillant canadien hongrois Jack Kachgar qui succède au copain russe Léonard Blavatnik. Au moins l'OM aura-t'il enfin les moyens illimités de sa présence en ligue 1 et ne devra plus accuser le PSG d'être un club de nantis cocaïnomanes.

la dinde de Pékin Partie voir l'Empire d'où elle a brillé sur les écrans de France - CCTV ne sait toujours pas qui elle est - Marie-Ségolène nous baille de bien haut ses remontrances sur le faible score de l'industrie nationale. N'ayant pas pensé à mettre en cause la CGT, elle se rattrape sur la mondialisation qui "peut être une chance. La meilleure riposte aux délocalisations, ce sont les exportations et les financements croisés. Il faut sortir de cette logique française qui consiste à refuser radicalement le transfert de technologies. Il n'est pas sûr que le rôle des pouvoirs publics et des ambassades soit bien en phase avec ce qu'attendent les entreprises."

Sans mollir elle a étendu la volée de bois vert aux chefs d'entreprise eux-mêmes, et notamment ceux d'Areva et Sogebanque dont "la posture bien franco-française consiste à penser que, quand on perd un marché, c'est toujours la faute des autres. J'attends des entreprises françaises qu'elles fassent leur propre évaluation."

Européenne, elle le reste malgré l'ombre portée de Lazare-Chevènement qui la suit : "S'il y avait un état d'esprit européen pour des partenariats et être plus forts collectivement, on n'aurait peut-être pas perdu un certain nombre de marchés".

A quand l'inventaire de la Gauche au pouvoir ? Hollande doit se tenir à carreau.
Au moins avons-nous appris qu'il ne fallait pas compter sur la dinde royale pour nous défendre sur les marchés du grand monde. C'est de notre faute !

Où est passé le patriotisme économique d'Etat de Villepin ?
Tout ça n'est qu'une énorme blague.

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