25 janv. 2007

Politique à la louche

BernL'Arène de France s’est intéressée aux exilés fiscaux. Pas aux retraités du CAC40, mais aux battants qui émigrent loin des foudres du fisc français, le plus cher du monde développé. Le plus cher dans tous les sens du terme car ses coûts de collecte sont eux aussi extravagants.
On ne va pas refaire ici l’excellente émission de Stéphane Bern.

Mon œil s’est allumé quand la représentante des ploucs du bord de mer est venue plaider la cause de ses ouailles surtaxées de contributions directes au titre de l’ISF, après revalorisation de leur patrimoine foncier par les services fiscaux départementaux. Certains écrasés de rappels et redressements en viennent à vendre leur maison pour effacer l’ardoise, et rejoignent avec ce qui reste de leur petite fortune les maisons de retraite. La stupidité du dispositif n’est plus à démontrer, mais ce qui est navrant c’est la réaction épidermique du représentant du Parti socialiste, un sénateur lambda mais en cravate, balayant la doléance au motif que les lois sont faites pour la majorité des Français, qui en moyenne statistique ne détiennent que 130000 euros de capital foncier.

On continue à vouloir régler la vie des gens par masses statistiques, alors que tout pousse vers un traitement des problèmes à leur racine, à proximité des symptômes. Saura-t-on revenir à la notion du bien commun, somme non arithmétique des intérêts de chacun autant qu’ils ne s’affrontent pas entre eux ? Certainement pas avec les socialistes apparemment ! L’approche complexe d’une société diverse dépasse de beaucoup leurs capacités. C’est tellement plus simple de parler au nom du "peuple", de soutenir les "pauvres", de débiner les "riches".

La dictature des majorités et le traitement par blocs qui en résulte, est une peste dont tous les pays sauf trois* sont revenus. Mais ces gens ici, accablés d’insuccès, de revers et coupables de banqueroute, en sont réduits à pousser leur candidat dans un baril de lessive par un procédé de pur marketing qui les déstabilise eux-mêmes par sa vacuité. Ils jouent « tendance » dans une procédure d’achalandage. Quel déni démocratique que de se moquer ainsi de la nation !
(*= France, Cuba, Corée du nord)

Les propositions de la présidente Royal montrent que la mécanique programmatique est grippée. Elle se penche sur des lois de circonstances dans des domaines où déjà les lois pullulent. Elle n’a aucune vision sûre des problèmes internationaux, pas plus que d’autres candidats régionaux du même niveau d’ailleurs, et aucune culture macro-économique. Mais plein d’idées pour la discipline de tous les jours. Elle ferait un bon ministre de l’Intérieur.

Deux jours avant, un groupe de tocards communistes affublés de bonnets phrygiens est venu à la Concorde à l’appel de L’Humanité, pour célébrer l’assassinat du roi Louis XVI ! Venir fêter la mort d’un homme foncièrement bon, victime d’abord de lui-même et d’avoir toujours refusé de faire charger la lie du peuple parce qu’il était le sien, est révélateur d’un état d’esprit foncièrement pervers, deux siècles plus tard, même après la purge que s’est administré le monde pour chasser à l’égout l’idéologie la plus sanglante et haineuse que l’espèce ait jamais produite.
affiche de 2006
Avons-nous aussi la canaille communiste comme exception culturelle ?
Le charter pour La Havane est bondé. Nous sommes la risée du monde.

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