26 janv. 2007

Stop au greenpeacemaker

RebelleRebelle, quel nom prédestiné pour traquer les harponneurs ! L'ancien directeur général de Greenpeace n'est apparemment pas le Ben Laden du team de campagne de madame Royal. Qu'il ait une fiche aux Renseignements Généraux en qualité d'opposant patenté à la filière nucléaire française n'est pas vraiment surprenant. Qu'elle soit actualisée régulièrement maintenant qu'il fait de la politique politicienne est embarrassant. On croyait ces méthodes dignes des romans policiers du XIX° siècle; en fait elles n'ont jamais cessé depuis le regretté duc d'Otrante.

Mais que chacun se rassure, avec la puissance des ordinateurs actuels nous sommes TOUS fichés par les robots du fisc, de la sécurité sociale et d'autres plus discrets ; sauf que pour la plupart d'entre nous leur fiche n'est pas exploitée. Elle peut être éditée en vingt secondes si quelque big brother la réclame. C'est le progrès. Sauf les très vieux du lectorat, nous finirons tous, sous des motifs divers et sournois, avec une puce sésame de notre fiche implantée dans le lobe de l'oreille, comme les chiens LOF. Mais pour l'instant on surveille surtout les "non-LOF".

Qu'y a-t-il à apprendre des idées de monsieur Rebelle qui ne soit déjà archi-connu ? Sa marque préférée de pinard s'il en boit ou la pâtisserie qu'il se refuse d'acheter pour garder la ligne.
Le directeur général de Greenpeace es-qualité fut entendu neuf fois ces dernières années par la commission parlementaire de l'assemblée nationale, et longuement. En cliquant sur les titres ci-dessous les pervers du lectorat auront accès au rapport qui contient chaque fois son audition :

C'est un monsieur très posé, qui sait arrondir les angles à bon escient, à preuve son interview pour la forme sur la Chine écologique, éditée par le blog complaisant Ségolène-Royal. <-- cliquez-là.
Résumé : "Tout le monde il est beau si chinois qu'importe l'eau potable !"

Napoléon SarkozyAlors Sarkozy a-t-il été débordé par un équipier zélé qui voulait connaître la maîtresse du Rebelle ou sa pointure cousue Goodyear ? On peut le croire, même s'il s'agit quand même d'un défaut de commandement ; surtout lorsqu'on est chef de la police. La position ambiguë du candidat-ministre, qui profite à fond des facilités que lui offre sa fonction, ne semble pas pour le moment lui nuire, mais à quelques points près si les Socialistes le provoquent intelligemment, il pourrait le regretter bientôt. L'affaire va se jouer à un pour cent peut-être et son attitude est unfair.

Les Français sont-ils sensibles au fair-play est un autre question. On sait surtout qu'ils craignent les vainqueurs et cajolent les seconds, d'où l'irrésistible envie de piétiner le dirigeant en place, qui ne leur convient jamais. Sarkozy a raison de n'envisager qu'une rupture tranquille pour la forme. Il est dans les guêtres de Chirac jeune. A la rupture vraie il ne survivrait pas, aussi tergiversera-t-il pour durer au grand dam des gogos qui le croient plus fort que son modèle.

Les Fillon, Lelouche, Devedjian et tous les occidentés de l'équipe sont prévenus. Préparez les mouchoirs.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Archives steppiques