23 févr. 2007

Démagogie ordinaire

La démagogie fait rage à nos dépens.
Les candidats à la présidentielle s’empoignent sur le prix des programmes qu’ils « promettent » de réaliser avec nos économies ! Il n’est question que de redistribution équitable et solidaire d’un surcroît d’impôts et taxes qu’il faudra bien mettre en recouvrement pour un jour répondre aux nécessiteux de tous bords.

Royal et sarkozy au pupitre
Si l’on pousse ces candidats dans leurs retranchements en leur faisant valoir que la pression fiscale actuelle est déjà pénalisante pour les actifs - les meilleurs prennent l'avion - et que la dette publique joue le rôle de trou noir budgétaire où disparaît tout l’impôt sur le revenu des personnes physiques, on obtient deux réponses.

La première est : « la croissance paiera ! » comme avant-guerre on disait de l’Allemagne vaincue. Si l’on peut bidouiller les comptes, on ne peut décréter la croissance, et si quand même, jamais longtemps. Nous sommes sur un vaste marché européen dont nous sommes loin d’être le centre de gravité dès lors que nous cumulons des déficits commerciaux honteux. A défaut de croissance, la mise en exécution des mesures programmées se fera donc par l’émission des bons du Trésor qui creuseront la Dette !

La seconde est : « nous associerons les collectivités territoriales ! ». On se demande quels sont ces corps célestes qui peuvent résoudre notre problème. Jusqu’à plus ample informé, les collectivités territoriales qui ne produisent pas de valeur ajoutée, recyclent des taxes qu’elles prélèvent sur leurs administrés ; elles les augmenteront donc, accroissant la pression fiscale !

L’incurie budgétaire s’apparente au désarmement coupable. Au moment où les nations entrent dans une guerre économique mondiale par la course aux ressources énergétiques, il faut être armé et fort pour ne pas se laisser dépouiller. Notre situation est tout l’inverse.

Notre impécuniosité bride toute action diplomatique et militaire. Et quand le sort du monde nous avantage en prouvant le bien-fondé de nos choix, comme dans la guerre d’Irak, nous n’avons aucun moyen d’en profiter pour avancer notre avantage sur d’autres positions difficiles. Nos armées sont commandées par un maquignon, notre diplomatie par un cardiologue ! Nous sommes l’homme malade de l’Occident.

Ecoutez vos candidats vous en parler …

le démagogue de Daumier

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