9 févr. 2007

Nouvelles du cirque Amar

© CabuLe recteur s'est vautré.
Assigner Cabu pour blasphème, même si ce n'est pas la qualification exacte du délit (passible de la peine de mort quand même chez les "Cons"), c'était aussi présomptueux que de vouloir voiler de noir la laitière de marbre indécente qui nous sert d'effigie républicaine dans la salle des mariages de la mairie.
Doit-il exister, pauvre recteur, par une agitation politicienne pour tenir tête aux Frères musulmans de l'UOIF ? Ou a-t-il suivi les bons conseils de mauvais payeurs ?

Il est déjà évident qu'amalgamer dans la procédure la moquerie envers les intégristes à une injure aux musulmans ne peut que se retourner contre le plaignant. D'autant que les exigences répétées des associations musulmanes qui cherchent à chariariser la France commencent sérieusement à gonfler les boules du Gaulois moyen, affranchi depuis des lustres de la verge cléricale. On serait tenté de souhaiter bon vent à ceux qui nous trouvent invivables en l'état. N'hésitons pas ! Good Bye Farewell !

Lors de sa prestation télévisée le baron Sarkozy, créateur du CFCM, a laissé transparaître son agacement devant les revendications de la Oumma en refaisant, mais dans son style, le coup du bruit et des odeurs de son maître à penser. Il y a longtemps que les Arabes n'égorgent plus de moutons dans la baignoire. Ca pue ! Mais l'image est populaire et la campagne populiste, donc ça soulage !

Le vieux cyclope de Montretout est resté bien en deçà de la main chez Arlette Chabot, journaliste de sous-préfecture incapable de supporter un débat un peu élevé. Le Pen en a surpris plus d'un quand à son âge il a tenu tête presque deux heures à ses contradicteurs, sans une note. Du jamais vu chez les anciens élèves de l'ENA. Aurait-il résisté dans le passé à plonger sa tête dans le four crématoire qu'il aurait fait carrière ailleurs qu'à Saint-Cloud.

PDVPour en finir avec l'étrange lucarne, j'ai vu passer le ludion de Philippe de Villiers, un certain prépubère politique du nom de Peltier qui serait son gourou de campagne. Il l'a fait passer en trois mois de cinq pour cent à un pour cent, avec un slogan racoleur sur les propos de zinc ! Mais il garde le poste, le patron ayant des élans suicidaires. Villiers est reconnu comme un bon président de conseil général. Il ne veut pas admettre qu'il est au seuil de son incompétence par le principe de Peter. Il s'est stigmatisé lui-même comme obsédé par l'islamisme et réfractaire à la mondialisation, et c'est tout ! Le reste du message n'a jamais pu passer ; la faute aux médias, dit-il. Disons quand même que les médias passent la substance politique si elle existe. Villiers vient une fois par an vingt minutes, et il a tout dit pour l'année. Douze mois plus tard le discours est répété au mot près. Heureusement que l'auditeur n'a pas la mémoire de la musique politique.

On attend maintenant avec une impatience plus forte qu'une envie de pisser dans l'autocar, le programme magique du zéro politique royalien qui va sortir dimanche après la messe. L'exercice consistant à synthétiser un millier de débats participatifs tord déjà les tripes de rire tant le procédé est démagogique en diable. Est-ce le consigliere Lang qui a bâti cette foutaise ? Il n'en a pas eu le temps, il court les miroirs médiatiques de sa propre gloire sans lesquels il serait très péri. Une entorse quand même au programme d'exposition de sa jeunesse éternelle, il est parti saluer presque incognito l'ennemi juré des Juifs en Algérie, il faut de l'estomac ! L'autre ne l'a pas gardé comme premier ministre c'est dommage. Il faut dire qu'ils sont passés de mode au Maghreb.

Retour vers le futur. François Bayrou sable le champagne, il a décollé. La vrille n'en sera que plus dangereuse.

Pour finir, le comte de Paris qui a pourtant un candidat royaliste en piste, vient d'adouber Sarkozy comme héraut de ses espoirs. M. Adeline a dû oublier de lui téléphoner avant de se lancer. On a ses petites vengeances même dans la Haute.

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