18 juin 2007

Clôture de la saison électorale

jolis ballonsIl est significatif que ce soit l'expert communiquant Raffarin qui soulève la question de la bévue de M. Borloo dans les raisons du moindre succès de l'UMP aux Législatives. M. Borloo - remettez-nous ça ! - a répondu avec franchise sur les plateaux télévisés où l'on bavardait du premier tour, que l'on ne pouvait exclure une hausse de TVA au motif double de la sauvegarde de notre système de sécurité sociale et de lutte contre les délocalisation et contre les biens importés à bas prix.
Que l'Allemagne et le Danemark et d'autres pays scandinaves y soient passé n'a pas freiné les tribuns socialistes pour caricaturer la mesure d'abondance ; ils avaient peu de prise sur le reste du programme Fillon. L'argumentaire démagogique classique a fait le reste. Les Bleus étaient trop sûrs d'eux. Comme en équipe de France, il n'est pas bon de partir favoris.

Ce qui est comique est que ce soit une nullité politique tel Jean-Pierre Raffarin, premier ministre verbeux de Jacques Chirac et incompétent notoire dans les affaires d'Etat, qui brandisse aujourd'hui l'opprobre : " La franchise est interdite en démocratie". Merci M. Raffarin, vous pouvez retourner faire du cholestérol au Sénat, nous le savions déjà !

Aujourd'hui 18 juin, Alain Juppé démissionne du gouvernement et Jacques Chirac perd son immunité constitutionnelle. Collision révélatrice de la disparition de la Chiraquie. Peut-être le simple éclatement d'une bulle politique sans avenir. Que restera-t-il de cet interminable parcours ? Il se disait faire partie des meubles de la République. De fait il a cessé de régler les notes et payer son loyer dès le 6 avril 1967 quand il fut nommé sous-secrétaire d'Etat à l'Emploi par le premier ministre Pompidou. Quarante ans plus tard, il ne reste RIEN, sauf le souvenir d'une rare pugnacité ! Impressionnant lutteur politique de la veine radicale-socialiste, qui fit tout et son contraire, la Wikipedia vous narre son parcours par le menu. Il lui faut maintenant apprendre à se servir d'une carte bleue.

Juppé, le fort en thème, agrégé de coeur mais énarque d'ambition, est le prototype de l'apparatchik gaulliste, féal commis de son mentor, jusqu'à briser les lices légales et se laisser embarquer à tourner la soupe grasse dans des arrière-cuisines où il n'avait pas sa place. Son bagage ne fut jamais utilisé, sans doute le défaut de charisme et son teint blafard lui barrèrent-t-ils le chemin de mousse pavée de la popularité. Froid et efficace, d'accord, ça fait un Richelieu ou un Colbert mais pas un politicien en viager de la Cinquième république.

Par contraste, ce jour d'effondrement de la Chiraquie marque l'avènement de l'arriviste, parvenu à la force du poignet, aidé quand même par un sacré coup de main du grand capital résident sur ses terres électorales de Neuilly ! Dira-t-on que c'est l'anti-gaullien par excellence ? Et que tout cela va bien ensemble ? Finalement, même si la Chiraquie n'en avait pris que la "gueule", c'est bien le gaullisme qui est envoyé par le fond, corps et biens.

Revanche de la moyenne bourgeoisie qui compte et ne s'exalte pas, sauf à dénoncer les dangers dont les médias la menacent ! Le plan de progression approuvé par l'électorat, c'est de la brasse en petit bassin, mais parfaitement adapté aux voeux des clients qui ont perdu tout espoir de voir la France revenir à son rang. Que l'on restaure la Rente sera déjà beaucoup !

Avons-nous hérité du Berlusconi français ? L'avenir va nous le dire très vite, car le président Sarkozy adore "annoncer en toute franchise" les mesures qu'il juge incontournables pour relever la nation de l'ornière où son prédécesseur l'a jetée.

Quand il a dit "tapis" la Gauche n'avait "pas mieux" et le pot est allé à Sarkozy. Laissons-lui maintenant ses cent jours. La chrysalide hongroise deviendra-t-elle empereur ?

En attendant, classons nos dossiers, rangeons nos tiroirs et revenons aux choses sérieuses. Un nouvel appart peut-être, avec une vraie blonde dedans pour changer ?

fin des pays-bas

1 commentaire:

  1. Le gag est qu'à 3% près on élisait comme "Premier Dame de France" un illustre inconnu.
    A moins que Mme Royal nous la joue comme François Mitterrand et sa femme de tous les jours, Mme Pingeot ! Ah ... ces socialistes !

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