13 juin 2007

Dimanche on vote - 2ème

le tribun d'estrades
Once more !
Les Werther's Originals passent à l'optimisme de survie - croire en la lumière dans la nuit - après être passé sous la barre psychologique des 5%. Le Menhir cyclopéen avait couru les tarmacs pour rattraper les brebis enfuies chez le housard bonapartiste qui leur avait promis que tous les nègres parleraient désormais un français impeccable ! Les nègres blancs aussi ? Parfaitement, chère médème, les slaves ont des prédispositions anciennes pour l'apprentissage du grec mathématique qu'est le français éternel, son avatar de civilisation.

Dimanche vous aurez le choix entre les hussards bleus de l'UMP, les chasseurs à pied du Nouveau Centre, et la harka socialiste, aussi gouvernable qu'un troupeau de chats. Quelques chanceux se lèveront pour envoyer à Paris un bouseux inconnu, un diplodocus édenté ou le Dernier des Mohicans palois.

L'abstention fut forte. Ne sera-t-elle pire au second tour depuis que la vague enfle ? Qui parle vraiment de second tour sans rire ? Nous en sommes au Sixième Tour, avant le tour social que nous jouons chaque fois en guise de bal de clôture de la saison démocratique.

Premier tour : les militants de chaque parti et les médias élisent leur champions.

Deuxième tour : les maires, conseillers généraux et régionaux élisent leurs filleuls sur la liste à un seul nom que leur communique leur parti.

Troisième tour : choix des meilleurs en lices pour le pavois présidentiel par le peuple et les médias.

Quatrième tour : Joute à deux pour la place de Vercingétorix, qui tombe à l'eau se noie ! ... sauf les grands nageurs ...

Cinquième tour : Foire à l'euro-soixante-trois pour tous les militants organisés par quartier. Pullulement des grimpeurs enrésinés autour des mâts de cocagne.

Sixième tour : Combats locaux des survivants de la foire aux prébendes, 577 gagnants seulement.

Ca dure neuf mois. Une grossesse de Marianne tous les cinq ans.

boules de lotoSi l'on veut bien comprendre que la moitié des règles de tous ordres qui encadrent notre vie sont mûries, rédigées et traduites ultérieurement en décrets applicables par le cabinet politique du locataire de l'Elysée, et que l'autre moitié provient de Bruxelles ou Strasbourg, on peut s'étonner d'une telle débauche de moyens budgétaires pour faire vivre l'ombre chinoise de la démocratie, et tout le mal que l'on se donne pour choisir 578 personnes. On chipote déjà sur le prix de certaines mesures approuvées par le peuple après avoir jeté une fortune dans notre système de choix périodique.

Economie, rapidité ? Que penser du tirage au sort ?
Comme pour les jurys d'assises ! C'est plus grave quand même comme pouvoir, celui de vous reclure à perpétuité, voire comme autrefois, de vous couper le cou.

Vive la lotocratie.

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