25 juil. 2007

Figaro ci, figaro là

Largo al factotum della citta !
Pronto a far tutto, la notte e il giorno
sempre d'intorno in giro sta.
Ah, bravo Sarchozzo ! Bravo, bravissimo...


Sarkozy joggueIl se la pète un max, le président de tous les Français, et ça fait plaisir à voir depuis le temps que nous subissions le gouvernement de la constipation promptée et autres lecteurs de pense-bêtes et guide-ânes, incapables d'improviser dix lignes, non plus que d'énoncer clairement "ce qui se conçoit bien".

Non content de mettre vingt longueurs chaque jour aux leaders de l'opposition qui sont en stage de réoxygénation, il double la pression en propulsant madame la Première sur des théâtres d'opérations où elle fait merveille, au grand dam des pisse-froid du schéma de bois institutionnel. Elle n'existe pas dans l'exécutif de la République ? C’est que vous allez voir, tas de c..s ! Villepin le disait aussi, mais des députés.

Dans ce régime de toutes les escroqueries mentales, assister à la désintégration des vernis de camouflage de la ploutocratie honteuse par un agent affiché de l'oligarchie, qui plus est, c'est ce qui pouvait arriver de mieux pour qu'on en finisse un jour de cette commedia del arte démocratique quand le soufflet présidentiel sera retombé.
C'est du moins ce que se disent chaque matin en se rasant les contempteurs de cette république usée jusqu'à la corde, avec la crainte intime que le soufflet ne retombe finalement pas et que monsieur Sarkozy ne les enterre tous.

Mais au fond que nous chaut que l'hyperactivité tétanique déplaise aux constitutionalistes si les choses bougent. Dans quel sens, n'est pas la question. L'électeur a voulu le spectacle promis, et l'explosion de la fourmilière nomenklatureuse. Il est servi si vite comme peuple ne fut jamais servi. On lui donnait cent jours, il en aura de reste.

Sa force est d'avoir pris la démocratie au mot, du jamais vu depuis si longtemps, pour que même Charles Pasqua puisse se permettre cette insulte majeure au suffrage universel : "les promesses électorales n'engagent que ceux qui les entendent" ! Sarkozy a fait exactement le contraire en prenant la philosophie de déception (au sens militaire) du peuple souverain au premier degré ! Je dis que je ferai si vous me choisissez. Vous m'avez choisi, je fais ce que j'ai dit et quiconque se met en travers contrevient aux principes fondamentaux de la démocratie. CQFD et c'est très fort !

La dynamique extravagante du nouveau chef de l'Etat emporte toute opposition sur son passage, et même dans les enceintes les moins sûres où l'observation froide des phénomènes est la règle, le feu sarkozien est plus redouté que l'ancien feu grégeois car il ne cesse jamais. Madame rentre de Sofia couverte de remerciements - ceux qui lui conteste tout mérite sont des comiques quand on connaît la destination choisie pour cet exploit -, que déjà monsieur reprend l'avion dont on a refait le plein en hâte pour aller renforcer l'implantation française en Libye justement. C'est bien joué. Le Département d'Etat américain doit commencer à subir les effets de quelques nuits blanches pour cause de décalage horaire. Le fils Bush fait désormais très amorti.

Dans l'équipe gouvernementale, celui qui se la pète aussi car il est fait du même bois pétillant, c'est Kouchner la salamandre socialiste. La surexposition médiatique, l'agenda de dingue, les dépêches d'agence quotidiennes débutant pas son nom, ça le botte ! Et madame Christine Ockrent est ravie, car elle s'en trouve elle-même rajeunie.

On subodore les sourires amusés de certains acteurs candidats à la piste ronde, qui sont des "réfléchis", graves peseurs d'analyses et de mots, mais néanmoins favorables à la mise à sec de la mare aux canards. A se voir placés en retrait sur des positions prestigieuses, les Strauss-Kahn, Lang et Védrine jubilent in petto.

Finalement que lui reproche-t-on de passer aux tâches d'exécution, quand il est élu chef de l'exécutif. C'est aussi bête que ça ! Et on dira ce qu'on veut de Cécilia, mais elle sait marcher !

Nicolas et Cécilia sarkozy

1 commentaire:

  1. Les hurlements de la gauche contre le succès indéniable de l'épouse de Sarko, comme on le dit à l'étranger, trahissent un grand dépit de se voir pousser dans l'ombre.
    Que vont inventer les Mamère, Moscovici et consorts pour exister sous le soleil de Sarkozy ?

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