3 août 2007

Cent jours ?

Vous avez dit cent jours, mon cousin ? Mais l'Empereur a pris ses congés payés loin de l'agitation médiatique du microcosme parisien qui lui cherche des poux pour le sauvetage in extremis des infirmières bulgares. Vive l'Amérique !

Qu'on ait pu arracher le pain de la bouche d'un ruffian comme Khadafi sans blinder, remettre au pot et se coucher sur deux sept, serait le premier chapitre du nouveau roman de la Rentrée, Le Libyen Magnanime ou l'histoire véridique du Cinquième cavalier d'Apocalypse Now.

Aucun des grands projets du stratège arabe le plus tonitruant des vingt dernières années n'ayant abouti, il est temps de rédiger ses mémoires de son vivant - il reste craint - avant que d'autres ne s'en chargent. Les Bulgares vont bien dans la décoration des Riches Heures du nouveau saint.

Même si la politique sarkozienne est à base de coups, on mesure la misère de l'opposition réduite à enculer les chèvres du désert pour passer trois jours à la Une. L'affaire étant sans matériau excitant, le tapage va cesser, surtout qu'en face, à part Kouchner qui n'a su résister à la tentation de la caméra - c'est sa nature -, on fait le dos rond en attendant le retour du boss.

Trois projets importants sont passés au parlement comme prévu. La délinquance récidivée, le service minimum des gavés et l'autonomie progressive des universités. Le contrat est donc rempli même si l'on attend les tempêtes syndicales de la rentrée pour juger le Grand Timonier.
M. Fillon a déjà réduit la réduction des fonctionnaires de moitié. Première grave entorse qui se cumule au déficit agravé, momentanément dit-on !

Au fait, pourquoi ne pas cesser de subventionner les syndicats sur fonds publics ? Il serait plus sain que leur budget soit fourni par leurs cotisants ; et quand ils se mettent en travers de ma journée de travail, je n'aurais pas le désagrément de savoir qu'il se paient ma tête avec "mes" impôts. Ce serait une vraie réforme.

Encore cent jours peut-être.

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