23 août 2007

Le Pingeot nouveau est arrivé

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Mazarine PingeotC'est "Bouche Cousue" qui m'a révélé Mazarine Pingeot. J'y ai trouvé réponse à certaines inexplications de la vie de François Mitterrand jusqu'à comprendre que ses racines angoumoises l'avaient prévenu de faire un second mariage d'amour. Il préférait la muséographie bourgeoise - Anne Pingeot nous a valu la pyramide du Louvre - et le feu de cheminée où l'on fait les patates à la cendre, aux vibrionances tiers-mondistes de Madame Première qui esquivait les missiles saddamites pour éduquer les Kurdes, ou autres rodomontades de ce fils dérisoire qu'on expédia en proconsul ... au Cameroun où il récolta le doux nom de "Papamadi". Je le vois d'ici le Florentin aux noirs sourcils, lire la presse du jour lui relatant les frasques de sa famille républicaine !

Comme disait sa fille lors d'un entretien à propos du film Le promeneur du Champ de Mars, " je n'ai pas du tout retrouvé le François Mitterrand que je connaissais. Dans le film, il est grincheux et ne parle que de lui. Il est un peu cuistre et ne s'exprime que par citations. Or, ce n'était jamais le cas. En plus, on le voit toujours malade, alors que, dans les trois dernières années de sa vie, il y a eu des moments où il allait bien. Non, l'ensemble n'est pas crédible ..."

Mitterrand était un homme simple de moeurs mais doué d'un cerveau compartimenté lui permettant de croiser les analyses pour aboutir à de lumineuses synthèses. La légende est déjà lancée pour en faire quelque Louis XI laïque, jusqu'à écraser le vrai personnage, parce que les traits de la caricature sont plus marqués pour passer à l'Histoire.

Ils vécurent heureux, me semble-t-il vingt ans, au jour le jour, de petits bonheurs domestiques. Ils eurent une fille à prénom littéraire, Mazarine. Il mourut "chez eux" dans les bras de sa bien-aimée. Le reste, la suite, est catafalque.

Le style de Bouche Cousue était facile et nerveux, je ne sais ce qu'il en est du dernier. Les critiques disent déjà que ce cinquième est le roman de la maturité. Comme le temps passe !

le cimetière des poupées par Mazarine Mingeot
"Comment elle, la mère dévouée, l'épouse aimante, pilier d’un couple admiré de tous, a-t-elle pu devenir cette impardonnable meurtrière ? Comment a-t-elle pu dissimuler sa grossesse aux yeux de tous, sans que personne ne s’en aperçoive jamais, durant neuf mois ? Quand la folie et le mensonge ont-ils commencé ? Au fil de son tumultueux monologue, c’est la tragédie d’un amour malsain, plus mortel que la gangrène, qui apparaît comme une effroyable vérité". 162p. chez Julliard, 17€

La Tribune de Genève a fait une critique complète du roman.

Avec «Le Cimetière des poupées», sa première authentique fiction, Mazarine Pingeot entend rompre avec la veine autobiographique. Ecrire loin du père. Sortir de son ombre. Voler de ses propres ailes. Signer Pingeot et mériter de sa propre gloire. Mission réussie? Pas tout à fait tant le livre fait écho à son histoire: enfant née à l’insu de tous, petite fille chérie, adorée, mais tenue au secret par un père qui l’a affublée d’un prénom qui ressemble à un nom de code, une supercherie, une bonne farce faite au monde. Ce père-là, aimant et tout puissant, est assez proche de la narratrice du « Cimetière des poupées» qui ôte la vie de son enfant pour le protéger du monde. L’Ogre n’est pas loin … la pythie non plus.

Nous invitons le lecteur curieux à cliquer ICI.

 


Bouche cousue de Mazarine P.

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