22 août 2007

Pourquoi "chimique" ?

penneau de signalisation pédophileLe débat fait rage à chaque fait divers. Les dépêches d'agence sont l'agenda du conseil des ministres. Politique du tac-au-tac. On va couper les pédophiles !
Marylise Lebranchu crie aux barbares (anagramme imparfait d'arabes) quand Rachida Dati parle de bloquer les pervers irrécupérables jusqu'au bout de leur peine, sans même aller jusqu'à l'enfermement en établissement de soins perpétuels qui attente gravement à l'essence humaine rousseauiste !

Et pourtant que faire d'autre d'un pédophile avéré ? Croire qu'il puisse surmonter ses pulsions libidineuses est se mentir au nom de la théorie du rachat à compte d'autrui. Et les experts - notre société en est submergée - de sortir leurs calculettes pour compter les quiquettes en observant que le pourcentage de "récidivistes pris" reste dans des limites acceptables pour une société humaine moderne, donc tarée à la base.

Le problème est que l'acceptation se fait au prix du malheur de familles qui sont livrées sans défense au grattage, au tirage du hasard. Osons regarder les sociétés un peu moins bloquées dans leurs principes que les nôtres et déployons un système de sauvegarde de nos gosses, qui tienne la route. En Suisse les incurables sont retirés du circuit pour toujours, en Italie on soigne d'abord en asile spécialisé, en Allemagne et au Danemark on injecte un bloqueur de testostérone aux volontaires. En France ... on en parle !

Compte tenu de l'irrépressibilité des pulsions du sujet - le président de notre République arguait il y a peu du déterminisme génétique du pervers - , on peut considérer que la peine de prison est sans effet, voire stupide, sauf à éteindre les motifs de vengeance des parties civiles. Après une détention de la durée nécessaire à subir les examens approfondis visant à mesurer l'empreinte de la perversité sur le sujet, le juge ne devrait avoir que deux choix :

1.- le condamné est castré comme autrefois au Vatican, et inscrit au fichier public puis relâché avec obligation de soins ; voir le site Familywatchdog américain ;

2.- le condamné est enfermé en établissement de soins sine die ; la faculté de médecine statue ultérieurement sur son sort.

Aider aussi à la résurgence de certaines valeurs morales privilégiant le bien commun par rapport aux droits imprescriptibles de l'homme, ne serait pas inutile dans un monde déboussolé.

le castrat Farinelli
Il n'en reste pas moins que le pédo-sujet est parfait pour masquer nos piètres résultats économiques, nos abandons germano-européens, et le désastre discret de nos finances publiques.

Tournez, tournez, rotatives !

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