29 sept. 2007

Demain ça ira mieux

Fillon
Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, lançait hier à monsieur Fillon qui avait fait le déplacement de Strasbourg pour contenir les journées parlementaires de sa majorité : « Nous récusons tout retour au régime d’assemblée avec la proportionnelle, comme toute instauration d’un régime présidentiel », et d'enfoncer le clou qui plaît bien à Devedjian le vizir éconduit : « C’est dangereux d’introduire dans une équipe des ferments de division, souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouvertures ».
Ambiance très froide donc. Fillon n'a pas apprécié. Sarkozy doit en sourire.

Qu'est venu vendre le Premier ministre ? Son programme d'atermoiements préparé par des as de la communication :
« ... dynamiser la croissance, puis engager les réformes structurelles avant d'accélérer la maîtrise des dépenses publiques ». (…) « Il faut d’une main aller chercher la croissance et de l’autre main tenir les dépenses », promettant à tous « une année passionnante et décisive, à l’issue de laquelle naîtront les réformes structurelles du marché de l’emploi, de l’État et de notre contrat social ... ».

Or les parlementaires s'inquiètent d'abord de la maîtrise des comptes publics, surtout depuis que le même a proclamé la faillite par deux fois, l'une au jardin des oliviers corses un vendredi, l'autre chez RTL le lundi suivant :

« Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer ».

Or que voit-on ? Toujours le même présente au parlement dans la foulée de sa franchise, un budget en déficit de 42 milliards d'euros.

DevedjianCette équipe n'est pas crédible.
L'équilibre du budget doit être recherché à tout prix, même s'il est présomptueux de penser qu'il soit obtenu en claquant des doigts. La vraie décision politique eut été de réduire arbitrairement le déficit prévu d'un tiers ou d'un quart et de demander la coopération de l'Assemblée Nationale pour rechercher les économies correspondant à ce coup de hache. Et de faire de même chaque année suivante.

La France est tellement intoxiquée à la Dette que sans un minimum de brutalité nous n'arriverons à rien. Et ce sont nos enfants et les leurs qui seront bientôt dévastés par l'incurie de politiciens de rencontre, adepte du parler franc et du cabernet franc.

J'attends avec impatience les recommandations de Jacques Attali, non pour leur contenu que pour l'inventivité dans l'esquive qui va être déployée pour ne pas les mettre en oeuvre.


Pfffff.... !

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