15 oct. 2007

Cécilia en cavale

M.le président et MmeElle a passé par ici, on l'a vue passer par là. Le seul point fixe récent fut le parvis de la cathédrale de Lyon derrière la bière de son défunt époux. Elle n'ira pas au Maroc, tant pis pour Sa Majesté, ce n'est pas un collectionneur de femmes. A se demander si tout n'est pas parti d'un refus de puce GPS que Guéant voulait lui implanter afin de ne pas trop avoir l'air niais quand on demanderait au président où est Madame, va-t-elle bien, que fait-elle de ses journées à la Lanterne de Versailles, le garde-chasse est-il au Parkin, et les pièces jaunes, va-t-elle reprendre les pièces jaunes à l'autre brushingée corrézienne ?
Que de questions sans réponses. Elle a trois frères, dont un aux Etats-Unis et l'autre au Pérou ... Pourquoi Londres et Genève ? Serait-ce un financier ?

Mais elle ne court pas, elle marche. Elle sait marcher. On l'a vue au pied de la passerelle, quelle attaque du pied lancé sur le tarmac bulgare, et svelte avec ça, malgré la vie neuilléenne. Le salsifis sans doute.




Hommage à Albéniz aux jardins d’Espagne par courtoisie de Stéphane Roger


Cecilia Maria Sara Ciganer Albéniz est la fille d'un fourreur juif moldave parisien et de la petite fille d'Isaac Albéniz, prodige espagnol, qui lui transmettra un don pour le piano. Contrairement à la rumeur elle n'a pas d'ascendance gitane, les parents de son père ayant été de gros propriétaires terriens à Bälti jusqu'à l'invasion soviétique, n'ont jamais vécu en carriole. Les présentations étant faites, reste la politique.

S'il est démontré que le ressort énergétique de Nicolas Sarkozy est sa femme, comme nous l'avons laissé entendre sur ce blogue-même, il est à craindre que le rêve ne se brise pour la moitié de France qui espérait mettre l'autre moitié au pas ou à l'heure. Bertrand Renouvin dans son 911ème éditorial - il en est qui ne se lassent pas - définit la formule Sarkozy comme celle "d'un ultralibéralisme qui suppose, pour se renforcer, une autocratie parée des fleurs de la rhétorique".
Certes mais le mouvement se lançait.

L'organisation derrière lui fut depuis le début Cécilia Sarkozy, Hortefeux, Karoutchi, de La Brosse et quelques autres, serrés ensemble comme les doigts de la main sur le poing. Elle, fut la femme de l’ombre, l’éminence grise de celui pour lequel elle quitta un jour Jacques Martin, ses deux filles sous le bras.
« Travailler ensemble c'est un choix de vie qu’on a fait ». Jusqu'à nous dire : « la politique est tellement violente qu’à deux, c’est mieux ».
Du vent ?

Cécilia a-t-elle senti le vent ? Le vent du large ?
C'est en pleine immersion dans ses fonctions de première ligne au ministère de l'Intérieur qu'elle plaqua tout pour New York dans les bras de "vous vous souvenez qui". La sagesse des nations exprimée par les dames mûres nous dit en confidence que quand une femme a goûté à la variété de ses distractions, elle n'a qu'une envie cachée, y retourner. Après tout, la liberté de chacun ... mais pas la femme de Caesar. C'est là le problème de Sarkozy, et le nôtre aussi.

Si la France est un pays de maîtresses et de vaudevilles où tout finit par des chansons de corps de gare, la diplomatie exige au dehors une certaine aura, cultivée avec soin d'ailleurs par les impétrants. Giscard descendait de Louis XV par les soupentes et exigea son inscription aux Cincinnati ; il dut accepter une inscription viagère. Mitterrand jouait au machiavel pénétré et insondable, le Blum des Landes ; Chirac, au grand mec sympa bloqué sur des principes intangibles et mal assimilés. Nous ne pouvons pas laisser représenter nos intérêts fondamentaux par un petit chef de gare énervé, qui ne boit pas en plus. Mais après le coup de griffe un peu vache, je m'inquiète qu'il puisse faiblir avant même d'avoir atteint le milieu du gué car malgré tout, les réformes, imparfaites, édulcorées, très lentes, vont dans le bon sens : celui du moins d'Etat.

Marie-SégolèneAprès avoir formé le gouvernement des Enfants de la Télé, il nous surprendrait encore si tout simplement il installait à l'Elysée, devinez qui ?
Mais Marie-Ségolène bien sûr, comme le dirait Omar Sharif.
Elle n'a qu'un an et demi de plus, et même si elle en fait dix, elle tiendra bien le coup cinq ans.
Ca, c'est de la super ouverture.

Dans cette attente ... nous tiendrons bien jusqu’à jeudi quand sera proclamé le divorce.
Après, il y aura quelques mauvais moments à passer, et sans doute Fillon aura-t-il les coudées plus franches.

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