14 janv. 2009

L'amendement ou la mort¹

pile d'amendementsLe petit reître a décidé de contenir la diarrhée d'amendements censée emmerder sa majorité dans l'adoption des projets de lois aussi urgents que décisifs pour la mise en oeuvre de la rupture médiatique promise lors de sa campagne électorale. A que nenni ! Au palais, les connards² boudent !

Florilège des répliques sismiques socialistes :
- Laurent Fabius à jeun : « Le parlement, c'est l'endroit où les soucis de la nation doivent s'exprimer. Si on ne peut plus s'exprimer au parlement, cela va être la rue ». Rendez-vous au Palais Bourbon lors de la prochaine fermeture de la gare St Lazare.
- Jean-Marc Ayrault, patron du groupe : « Je conjure nos collègues de la majorité de ne pas franchir le pas au nom du droit sacré d'amendement qui est notre patrimoine démocratique commun » Putaing, ça a l'air grave ! Les fachistes sont déjà à la Porte Dorée.
- Arnaud Montebourg, obsédé par la césarienne express de Rachida Dati : « Nous ne sommes pas du tout d'accord avec cette dérive, ce césarisme, c'est-à-dire la concentration dangereuse des pouvoirs ».

François Copé, patron des UMP, ne monte pas très haut quand il dit : « C'est une bataille politique, il est important qu'on la mène ». Ils se croient en guerre et indispensables à la République alors que le pays les a déjà oubliés.
Ces types sont payés au mois. Près de 5000 amendements d'obstruction ont été déposés récemment sur un projet de loi dont la moitié par la technique de la pétition photocopiée. Ce qui n'est rien comparé au 140000 amendements ayant frappé le débat de privatisation de GDF en 2006. La technique de la guérilla d'hémicycle est expliquée par un blogueur de guerre en cliquant là³.

On nage en plein délire démocrassique, et pour avoir quelquefois suivi sur FR3 les séances de questions au gouvernement par Aliboron, on en retire le sentiment que les économies préalables à la grande relance dont le pays a tellement besoin doivent commencer par le licenciement des 920 parlementaires, sans préavis, ni violences ni indemnités. On pourra toujours les sauver du trottoir en les mettant aux premières cerises (les burlats) et, en attendant, leur donner un coupe-file pour les Restos du Coeur des Enfoirés.

députés


Note (1): j'ai voté pouce en bas
Note (2): épithète villepinesque
Note (3): cette tactique de "mauvais esprit" s'apparente à celle du syndicat Sud-Rail acharné à la destruction de la SNCF (explication du Figaro).




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