31 mars 2012

Comptoir

- Nighthawks (1942) -

Pourquoi puis-je rester de longs moments à regarder cette toile que je ne possèderai évidemment jamais ? J'écoute leur conversation.
Edward Hopper (†1967) va à l'essentiel. Il laisse tomber les explications, mais nous savons que c'est un quartier commercial à l'obscurité des vitrines ou pas vraiment, par l'absence d'horloge dans le bar. Les grisettes ont besoin de la pendule pour venir boire un café long. A quelle heure de la nuit obtient-on un trottoir si propre devant chez Phillies ? Ce ne peut être qu'avant l'aube dans un district où la balayeuse ne réveille personne. Et la porte d'entrée ? Economisée comme la pendule. On dit que les consommateurs attendent un mauvais coup et que le barman a une tête de dealer. Je n'en crois rien. Ils n'ont pas sommeil, c'est tout et ils parlent... aujourd'hui de courses de chevaux. On notera l'ocre de la porte de l'office et du chambranle de vitrine, couleur signature de Hopper. Bon, je me rentre. La tableau est à l'Art Institute de Chicago. Il fait 33x60in. et irait bien dans mon salon.
J'en parle à Arsène demain ?

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