2 juil. 2012

De l'homme et des babouins





On sait que la frontière génétique entre les grands singes et l'homo sapiens (pas toujours sapiens) n'est que de 4% de leur ADN, ce qui est moins large que celle qui nous sépare de la mouche à merde à 40%. Mais ce sont des moyennes !

L'histoire nous a montré que parfois l'écart s'estompe, souventes fois à l'aubaine de massacres gratuits comme en perpètre le genre humain, comme ça, juste pour voir, quand le babouin qui sommeille en chacun ne risque rien bien sûr.
Dans la liste longue de l'annulation de la frontière entre l'homme et son plus sûr cousin, nous retenons à l'époque moderne et en vrac :
- le sac du Palatinat en 1689 par le général Mélac répondant devant le Roi-soleil ;
- la destruction de la nécropole royale de Saint-Denis par le bénédictin Dom Poirier en 1793 ;
- le sac du Palais d'Eté de Pékin en 1860 par Lord Elgin ;
- le dynamitage des grands bouddahs de Bâmiyân par les Talibans du mollah Mohhamad Omar en 2001 ;
- la ruine des mausolées islamiques de Tombouctou par l'émir Ansar Dine ces jours-ci.

Les mots manquent toujours pour évoquer l'abaissement de notre espèce, mais pas le napalm.

1 commentaire:

  1. Je pense au contraire que l'humain s'éloigne de ses "cousins" qui eux n'agissent jamais gratuitement ni avec autant d'inconscience.Ces 4% n'ont jamais été aussi grands...en notre défaveur !

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