14 mars 2013

Mauvaise Europe

Vingt ans après Maastricht, le référendum qui était passé de justesse en 1992 grâce à la médiocrité de Philippe Séguin serait aujourd'hui perdu (64% de non), nous dit Le Figaro sur un sondage Ifop.

Est-ce à dire que les valeurs européennes soient délaissées ? Pas vraiment : souvenons-nous de l’article I-2 du projet de constitution giscardienne qui établissait un cadre consensuel : " L’Union est fondée sur les valeurs de respects de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’état de droit, ainsi que le respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité, et l’égalité entre les hommes et les femmes ". Que redire à cela ? Ce ne sont pas ces idées qui furent rejetées en 2005 mais plus sûrement le bricolage des politiques, bleus à Bruxelles, rouges à Paris, et le manque de souffle.

Les actuels Rompuy, Ashton, Barroso, Schulz, pauvres étrons ! Des plumitifs. On aimerait entendre le galop des chevaliers teutoniques dans les brumes de Courlande, le fracas des haches saxonnes sur les cornes normandes à Hastings, le chant funèbre des Porte-glaive sur la Vistule et couler le fleuve métallique de l’or du Temple sur fond de psaumes débités par les castrats pontificaux. Au lieu de quoi on nous sert une déclaration supplémentaire des droits du citoyen, digne, libre, démocrate, égal à son voisin, bon avec les nains, aimant les marginaux, les animaux et la diversité, pas raciste ni excité par le tapage nocturne, juste avec les forts, compatissant avec les faibles, volontaire chez le percepteur et concupiscent de la femme d’autrui.
Au lieu de quoi, on nous plante au Mali lors du bal des enculés le 11 mars à Bruxelles, et Fabius d'aller quémander le renfort de 30 soldats belges dont le gouvernement est le moins mal disposé à notre endroit. Le leitmotiv est le "démerdez-vous avec le terrorisme saharien !", de quoi claquer la porte et d'envoyer nos partenaires se faire foutre chez les Héllènes.

Si la gestion de la crise des dettes souveraines de l'eurozone échappe complètement à la Commission Barroso, si la mobilisation diplomatique s'avère impossible sur la question de l'embargo syrien, si les bombes d'al-Qaïda ne font plus peur avant qu'elle ne pètent à la gare d'Atocha, que faisons-nous avec cette palanquées de fat cats impotents ? Parlons-en aux Anglais et cassons-nous ensemble. D'autres pays intéressants suivront, comme le Danemark qui à chacune de nos demandes d'appui a réagi vite et bien, en discrétion. Faudrait-il encore que nos gouvernants aient un projet pour la France. C'est beaucoup exiger d'apparatchiks non-productifs, baladés par les sondages d'impopularité quand s'approchent les échéances électorales. Ils ont autre chose à penser : pérenniser la prébende.

2 commentaires:

  1. Rompoille dégage en novembre 2014. Officiel ! L'en peut plus de forcer sur le pot !
    A changer d'extoplasme, y mettre Ayrault, ça lui ira bien la constype !

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  2. Fallait y penser.
    Le morne Ayraut à Bx !

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