5 avr. 2013

Gouverner n'est pas pleuvoir


Raiman in London
Depuis le royaume du Maroc, en visite d'Etat, François Normal défend son gouvernement et lui-même, ce qui est une première dans l'histoire de la V° République où ses prédécesseurs se sont rarement abandonnés au prurit de l'explication urgente. Immaturité, pusillanimité pour au final ne rien faire. Le logiciel Hollande est par construction d'enfumer son environnement, de faire croire au sursaut républicain, d'amuser sur des synthèses socialistes et, comme le disait un connaisseur, Ségolène Royal, franchir l'obstacle en le contournant pour s'occuper du suivant. Les onze mois de gouvernemnt confirment cette tactique du contournement au fond des choses, même si des affrontements sont instrumentalisés pour viriliser la politique du cabinet Hollande-Ayrault.
Trente-sept ministres sur ce circuit d'auto-tamponneuses est un nombre ingérable surtout s'il n'y a aucun code de la piste. L'effondrement des cotes de confiance du tandem serait l'occasion de partir en guerre, ce qui reste en politique du domaine de l'inconnu, le PS étant organisé pour subir et contrer.

Partir en guerre, c'est ramasser le gouvernement autour de quinze ministres, compétents et moins politisés, rapporter les mesures stupides¹ et en prendre de bonnes sur un axe clair pour tous et largement expliqué à l'Opinion : préempter les sites industriels abandonnés par leur exploitant, actionnariser traitement et bonus des dirigeants d'entreprises, défiscaliser les HS, supprimer la limite légale des 35 heures hebdomadaires, reporter l'âge légal des pensions à 65 ans, supprimer les niches fiscales, supprimer les subsides publics aux offices, agences, syndicats, interdire la grève aux fonctionnaires d'Etat, attaquer la presse de dénigrement chaque fois que nécessaire par la justice et le contrefeu d'une presse électronique, ... et vaincre l'émeute du secteur blindé par des référendums.
Pour cela, il faut autre chose qu'un président normal.

(1) comme les énoncent Jean-Louis Borloo à jeun


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