8 avr. 2013

Il est minuit passé Dr Ayrault

Le dernier train pour Nantes est parti, faudra prendre l'auto.

Capétien d'allemand, réformé pour sa carrière d'apparatchik, homme de dossier, maire autoritaire de Nantes - ce qui trahit un défaut d'autorité -, ventilateur de la Chambre basse quand il y commandait les députés socialistes au menton, sans charisme ni idées, le parfait besogneux ne devait faire aucune ombre au gagman François Normal ; mais à ce point, le Corrézien ne l'imaginait pas ! Insulté par ses ministres, jamais obéi d'une trop nombreuse troupe, amassée là pour plaire aux courants du congrès, aux ralliés des primaires, aux diversités actives, l'adjudant-major du gouvernement Hollande n'a pas relevé le niveau de l'emploi. A sa décharge le poste eut à subir les déprédations de son prédécesseur, lui-même plumitif obscur, préemptant avec courage un siège acquis d'avance à Paris comme celui qu'il lâchait au pays des rillettes, puis se vautrant dans la contestation ridicule d'un scrutin stupide en politique (prendre des cours à la CGT).
Belle ressource que notre classe politique d'accédants ! L'affaire Cahuzac est un révélateur puissant du sans-couillisme des pouvoirs. D'ailleurs les imprécations quotidiennes des partenaires sociaux signale par leur ton le peu d'estime qu'ils ont de leurs interlocuteurs obligés.

En d'autres pays, on aurait vu le premier ministre et son ministre des finances donner leur démission le lendemain des aveux, au motif de l'honneur trahi et de leur propre aveuglement, notion battue en brèche par tous les inculpés de la République. Il y en a eu un "fais". Sauf à être ahuris, ces messieurs sous plafonds dorés devraient quand même se douter que le boute-feu Cahuzac a allumé une longue mèche lente qui va pétarder tous les comptes cachés en Suisse, qu'ils en soient partis ou pas. Déjà la presse, dans son travers le plus nauséabond, lance des noms, juste pour voir ; et on ne m'ôtera pas de l'idée que la complaisance des pouvoirs cantonaux à fournir la presse helvétique est une vengeance froide du traité forcé de coopération fiscale. Vous voulez tout savoir ? Voilà ! Ne vous gênez pas.

Si la droite est dans son rôle d'évadés capitalistes, la gauche dite caviar était jusqu'ici épargnée, du moins depuis l'affaire Pechiney sous Mitterrand, les affaires de cul y suppléaient. Mais les noms vont sortir avec le renfort de l'ouragan OffshoreLeaks. Le trésorier de la campagne présidentielle, haut-fonctionnaire reconverti dans le bizness lointain, est déjà jeté aux chiens. Les comptes omnibus vont s'ouvrir comme un livre sur la liste infamante de l'Emigration. Vieux souvenirs. Les titres sont tentants qui paraîtront bientôt : "Le milliard des Émigrés", "L'or de Solférino", "L'affaire Dreyfus", "Le feu au Lac". Combien de temps le Louis-XVI-revenu va-t-il tenir au milieu du faisceau de ses indécisions ? Il ne peut faire autrement que de fondre les plombs en licenciant le morne Ayrault pour sauver ce qui reste de l'installation électrique !
En aura-t-il la force ?




Bienvenue à Notre-Dame des Landes dont le monde entier se contrefout.
Enfin, seuls !


5 commentaires:

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  2. Le caniche Fillon a déjà publié son patrimoine dans la chasse au riche. Il en remue la queue sur les ondes ce matin.

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  3. Le vote final du mariage gay a été avancé en hâte des fois qu'Ayrault ne finisse pas le mois à Matignon !
    Son successeur aura d'autre chat à fouetter que les tarlouzes en folie.

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  4. La république en danger nous crient l'Ayrault et l'Désir. Barjot et Boutin peuvent la renverser ! Putain de sort, ça a l'air fragile comme du cristal cette république pour que deux pétasses puissent la ruiner !

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    1. Cher anonyme, c'est bien pourquoi tous les discours politiques finissent en France non par des chansons mais par un voeu : "vive la République".
      Elle est effectivement en danger permanent dans l'esprit de ses thuriféraires. Bien mal acquis ne profite jamais.

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