23 mai 2013

Territoires à la carte

Dans les mesures visant une gestion assainie du pays il n'est pas question de faire le bonheur du peuple mais de sauver la Nation, aimerait-on dire à M. Mélenchon. La situation est trop grave pour sectoriser la rigueur et une nécessaire austérité. Tout le monde y passera. Mais c'est le dilemme de tous les politiciens qui d'un extrême à l'autre déroulent des offres politiques démagogiques, programmes qui visent tous à brûler nos derniers vaisseaux pour chauffer le peuple échoué sur la plage grâce à des boussoles faussées par l'idéologie dominante. On pare au plus pressé, au plus voyant. Le système démocratique porte en lui la dérive démagogique qui peut être mortelle chez les peuples politiquement immatures en ce qu'il favorise les malins et les plus habiles à enfumer l'Opinion qui normalement décide ensuite. Nous en sommes le bel exemple : modèle social, monnaie, universalité de nos valeurs, régime oligarchique irresponsable, forment la planche savonnée de notre déclin. Nos atouts, bien réels, ont tant de mal à contrebattre la marche des lemmings à la falaise qu'on peut raisonnablement penser à partir. Peut-on sauver cette nation ?



Sauver la Nation c'est d'abord un territoire, patrimoine commun de la nation dit l'article L110 du Code d'urbanisme.
Sauver la Nation c'est optimiser les dépendances inévitables du pays afin que ses choix stratégiques soient de pleine application. On y reviendra.
On va reprendre seulement le premier point sans faire une fois encore la liste des périls qui nous guettent, cet exercice étant récurrent sur ce blogue tartare. Disons qu'aucun à ce jour n'a disparu.

Même si les nations et les territoires ne coïncident pas obligatoirement (tziganes, juifs, arméniens, chinois) aucune ne peut exprimer pleinement son originalité sans être ancrée sur un bout de terre. Ce défaut d'ancrage priva l'Ordre de Malte de toute considération de la chancellerie française sous le directorat de Charles de Gaulle, alors que San Marino ou les Maldives étaient cajolées. Nos territoires sont menacés, de l'intérieur et de l'extérieur. Si les ferments indépendantistes ont été neutralisés par le Rémi (aujourd'hui RSA) et le spectacle de l'anarchie mafieuse de voisins livrés à eux-mêmes par des comptables métropolitains moins paternalistes que les Français, le souffle du désordre ne cesse de décoiffer l'organisation de notre espace. La dernière résolution onusienne, classant la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser est risible. On y croise les Falklands peuplées de rosbifs et d'autres possessions britanniques ayant formellement refusé l'indépendance ! Mais il n'empêche que fonds et soutiens seront déversés sur les partis indépendantistes battus à la régulière dans les urnes, par le Machin à travers le Programme de Développement des Nations-Unies (PDNU). ONU, organisation de paix ? Oueff ! Qui est derrière Salomon, Nauru et Tuvalu à l'initiative de la proposition polynésienne ? Peut-être le même pays qui en son temps tenta jusqu'au seuil non franchi du succès de mettre le feu à la Nouvelle-Calédonie. Il y eut des morts quand même ! La Polynésie française est autonome depuis longtemps. Ne resteraient que les prébendes d'orgueil à lui rendre, si tant est qu'elle soit en situation de les financer.
Ces menaces extérieures sont folkloriques alors que celles du pays intérieur sont inquiétantes.

Pour faire simple, disons que des territoires métropolitains, mais des quartiers ultramarins aussi, échappent aujourd'hui à la République en rémunération d'un angélisme coupable des choix du maintien de l'ordre. Deux types d'appropriation sont en cours, aussi visibles et indéniables l'une et l'autre : celle des narco-trafiquants, celle des islamistes. Ces captures de sol font tache d'huile et il n'est que d'y demeurer peu de temps pour s'apercevoir que la Nation en a été peu à peu expulsée, dans ses mœurs et valeurs quand ce n'est pas physiquement. Ces poches n'obtiendront jamais l'indépendance onusienne mais elles rongent le substrat national et drainent de l'énergie qui serait mieux employée ailleurs, en sus de la dégradation d'image de l'autorité publique. Par endroit, les taches ont fait jonction, créant un embryon de territoire difficile à pénétrer par des moyens ordinaires, convoquant au contraire de véritables "expéditions".
Or cet angélisme destructeur d'espace est toujours actuel.

Les récents évènements du Trocadéro ont donné lieu à des explications échevelées sur "l'origine du malaise" de populations rejetées etc..., quand l'insécurité des quartiers nord de Marseille va être traitée par le volet social et la cellule psychologique, les renforts statiques de police n'y donnant aucune amélioration. Si nous étions génétiquement moins fiers, nous détacherions les directeurs de la police nationale six mois auprès de leurs homologues chinois pour apprendre ce qu'est un vrai maintien de l'ordre. Ségolène Royal y avait pensé !

Elina Feriel, femme de caïd
Des solutions, il n'y en a pas en temps de paix. Les territoires infectés doivent être retranchés du droit commun et traités par des procédures d'exception. Il sera toujours temps de déférer les ministres en Haute Cour quand la pacification de nos Aurès intérieurs sera achevée. L'arsenal répressif est suffisamment doté pour qu'on n'imagine que son non-emploi traduit la frilosité du "camp de l'excuse". A moins qu'une échelle de la pourriture acceptable ne soit substituée à l'application de la Loi. On dit que la retenue relative des forces de l'ordre aux Champs-Elysées et au Trocadéro visait à prévenir un embrasement de la banlieue (comme à Stockholm). A titre d'exemple, la non-utilisation des contrôles fiscaux dans ces zones de non-droit étalant une richesse opulente laisse accroire qu'on y prenne un mal pour un bien. Le crime nourrit tant de familles... Ce genre de calcul minable finit toujours par vous sauter à la figure. Que viennent les morts en foule et le menton mussolinien du locataire de Beauvau n'y suffira plus. Il faudra bien ôter le cran de sûreté.

En attendant nous voyons, à la lecture des faits divers, que l'Etat est littéralement saturé par l'immigration sans frein, à preuve le retournement électoral des classes laborieuses d'origine étrangère qui y voient une aggravation insupportable de leurs conditions d'existence. Les prochaines élections municipales seront la pierre de touche d'une prise de conscience de l'enfumage démagogique par l'électeur de base. Ces bouts de nation rapportés à la nôtre, particulièrement exposés, donneront-ils le signal d'un sursaut ? Juste retour des choses pour un peuple niais, déresponsabilisé et passablement lâche que les derniers entrés dans notre société gardent, le temps de compléter leur intégration, un certain sens moral et civique apporté de civilisations moins "avancées" dans leur décomposition. Le syndrome du compartiment nous sauvera-t-il ? Qu'aurait pensé Dominique Venner de ce paradoxe du grand remplacement ? La barbarie épaule le bas-empire décadent ! Où sommes-nous rendus, nom de D.


2 commentaires:

  1. Pas la peine d'aller chez les chinois....

    Une des rares choses que la police française sache faire -mieux que les autres- c'est le maintient de l'ordre! Je le dis sans aucun chauvinisme!

    Aller donc voir le centre de la GN à saint Astier : on y trouve des Suisses, des Italiens, des Espagnols et même des Allemands (c'est dire)

    L'etat utilise toutes les ficelles pour, le jour venu, optimiser au maximum tout le personnel dont il pourra disposer:

    Les policiers et gendarmes , bien entendus, mais aussi les PM (eh oui)

    une loi (de 2007) permet d'en contourner une autre (1999) qui interdit aux policiers municipaux de faire du MO! Une pirouette sémantique, et hop, voila nos braves minipipaux casqués, derrière des boucliers , avec matraques, gaz et flash ball !!!

    Le sieur gallois, alors à la SNCF, lors du passage dans les trains d'un tueur en série (Sid Ahmed Rezallah) créa une brigade d’élite issue de la SU.GE ! On en profita pour nettoyer les TER et RER un peu craignos! Ce fut rapide et efficace (mais sans lendemain)

    La RATP (le GPSR) et l’Administration Pénitentiaire (les ELI) disposent aussi de leurs prétoriens, affûtés et aguerris!

    Sans parler des militaires qui sont vraiment devenus des "pros" à Mitrovisca

    Bref en MO, le "matériel"est là, souple, adaptable à disposition du politique!

    Seules les burnes ne sont pas fournies....

    (PS, regardez donc le Décret n° 2011-795 du 30 juin 2011, un article vaut son pesant de cacahouetes)

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    1. Je parlais des "directeurs de la police" et pas des unités de contact.
      Quant aux unités de voirie chinoises, elles sont assez affûtées car au bilan il y a peu de dommages graves lors des émeutes. Normal, c'est dû à l'entraînement, les émeutes sont le lot quotidien dès qu'on sort des métropoles.
      La gestion du soulèvement ouighoure de 2009 au Xinjiang n'avait pas manquer de m'étonner. Faire assaillir les assaillants par les nouveaux résidents hans, fallait y penser !

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