26 juin 2013

Obama et le complexe Jackson

Bain de foule la dernière fois
Revenu enfin en Afrique occidentale, le président américain n'est pas particulièrement fêté par les populations qui soulignent un délai de quatre ans pour repasser leur dire bonjour. Son escapade au Ghana en juillet 2009 autour de l'aide alimentaire et des principes moraux d'un pasteur congrégationalisme n'avait pas convaincu. Pour un descendant d'esclave, présumé chargé à Gorée, cette distance mise entre ses racines et lui ne passe pas. Bien sûr les officiels feront bonne figure puisqu'il y a de la "coopération" derrière, des crédits, des virements et plus si affinités.
La radio française RFI a fait de ce voyage important son sujet de collecte d'avis téléphoniques. Le motif de ce retard, inexplicable sinon, est un complexe de blanchitude.

Barack Hussein Obama, surveillé comme le lait sur le feu par ses adversaires républicains, a mis une distance certaine avec son ethnicité pour rassembler au plus large un consenus nécessaire aux réformes programmées chez lui. Ses premiers pas au cœur de la Ouma, grand discours du Caire, baiser d'anneau du roi d'Arabie séoudite, avaient suscité bien des sarcasmes à la maison, où le souvenir du Onze-septembre reste vivace. Il a depuis pris ses distances avec le Moyen-Orient et l'islam en décrétant un renversement d'intérêts et moyens sur la zone pacifique, choix conforté par la disponibilité de gaz de schiste en quantités aux Etats-Unis, aubaine qui libère la dépendance à l'or noir arabe.

Son voyage d'aujourd'hui ressemble à une visite de courtoisie. La tonalité des discours n'émeut personne, et savoir que l'Afrique noire n'a pas besoin d'hommes forts mais plutôt d'institutions fortes est passablement ringard pour les gens qui en ont tellement entendu.

L'article prépératoire au voyage que France24 a mis en ligne aujourd'hui est bien !


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