3 avr. 2014

Nouveau Politburo


Je n'ai pas changé, je suis toujours ce jeune homme étranger

Le gouvernement de synthèse socialiste va donc affûter sa communication. Que faire d'autre ?? A TF1 hier soir, Manuel Valls (ndlr à l'intention des Poldèves : c'est le nouveau premier ministre de la France) a montré que la séance de coaching à Matignon portait ses fruits, puisqu'il a réussi des phrases de plus de trois mots avec peu de "heu". Le fond du discours convoquait le même glossaire étriqué qu'à Beauvau.
On reste dans l'intrigue permanente, dirait M. Ayrault, mais avec un meilleur phrasé.
Il est certain que tout le cabinet Valls a redoublé d'exercices. Ce matin, le nouveau ministre de la faillite ne parlait pas de faire repousser par Bruxelles la date d'entrée du déficit dans les clous du 3% de PIB, mais de renégocier "le rythme de réduction". Il est sous tutelle : je ne sais pas si les Schpountz et les Bataves, gens simples tout d'efficacité, vont s'amuser à écouter ces conneries. Ils savent déjà que nous mettons en péril l'Eurogroupe.

De toute manière nous n'allons pas gloser, comme la basse presse en cour, sur les petits trucs de la constitution de cette deuxième machine à perdre staffée de freluquets, sauf à relever que d'accoupler un pacte de solidarité et un pacte de responsabilité chiffrés en milliards chacun dans un Etat sans le rond est pure démagogie pour les nœuds. Le message des élections municipales est clair pour qui veut le lire : le peuple, abruti par 70 ans d'Etat-providence, veut une politique de l'autruche, qu'elle soit labellisée de gauche (FDG et courant gauchi du PS) ou de droite extrême (FN-RBM). Les uns ont voté à la main, les autres avec les pieds. Les cinquante milliards d'économies sont carrément impossibles et la défiance internationale nous guette. A défaut d'en avoir, nous exercerons donc un pouvoir de nuisance sur nos partenaires (on dit aussi chantage) ce qui achèvera de les convaincre que nous sommes bien une nation de sauteurs.

A passer la revue - ce que nous ne ferons pas - on dirait que les points de friction et les antagonismes lourds sont créés à dessein afin que le boudiné du château reste maître du destin de tous. En fait, c'est de la politique d'appareil actionnée par des apparatchiks, de la synthèse hollandienne de couloirs à mille lieues de l'esprit de la Cinquième République qui a sombré. Comme le dit Marc Fiorentino ce matin dans son édito : on a renouvelé le Bureau national du PS :
l'écouter par ici, 2'36".


 C'était l'Etat français !


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