29 mai 2014

Blitzkrieg au jardin

Ce matin je vaquais au petit porche du jardin, à prendre un truc ici pour le mettre ailleurs, et d'ailleurs reprendre un machin mieux ici, quand je fus assourdi par une rafale de coassements explosant dans l'escalier encaissé qui le distribue. Risquant la tête, je vis passer à mes pieds une corneille en furie au ras du sol suivi d'une flèche rousse qui vira derrière elle, poursuivie par une seconde corneille et un couple de pies. Tout est de chez moi, j'en sais les nids.
La flèche rousse en deux bonds de six mètres s'engouffra sous le grillage de clôture dans la jungle du voisin, et se sachant attaquée au sol, pris l'échelle de coupée du garage pour bondir à la chéneau du toit puis filer à la faîtière de la maison loin de tout danger. Elle se quilla à la cime et je pus voir qu'elle était un furet de bonne taille.

Je puis voir aussi que du grand hêtre qui surplombait le théâtre, deux couples de spitfires observaient la position. La corneille attaqua en piqué et le furet ne dut son salut qu'au cri de l'oiseau qui s'encourageait, les trois autres suivirent. Le combat cessa, la bête à poil ayant plongé pour se fondre dans la broussaille en attendant que ça se calme. Le hêtre loge les pies, en haut à droite vers le couchant, et j'entendis deviser les voisins un long moment, puis les corneilles retournèrent à la falaise.

J'ai supposé que le furet, profitant de l'absence matutinale des corneilles, avait projeté de se nourrir au nid, oubliant un peu vite l'oeil des pies ! j'ai compris aussi que la corneille de tête dans l'escalier tentait de freiner le furet pour que la seconde le frappe. C'est malin finalement. J'en parle à mon rouge-gorge cet aprèm !


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