3 janv. 2015

Sed Lex !

Nul n'est censé ignorer la loi, dit le Prophète... euh non, le législateur. Aussi me suis-je surpris à m'interroger sur l'interdiction de sortie du territoire faite à certains adultes majeurs et vaccinés au motif de leur radicalisation internétique dans l'intégrisme islamique.
Ainsi donc les services de M. Casemanque vont-ils traquer la radicalisation jusque dans les chiottes, comme disait l'élégant Vladimir à propos des Tchétchènes, afin d'empêcher la fuite des combattants du Prophète vers les zones de guerre de religion.
Je ne vois pas en quoi, au moment du passage du barrage, le djihadiste français ou apparenté, qui n'est d'ailleurs qu'un djihadiste en devenir, est une menace pour la République. Il n'a encore rien commis ! Il s'agit donc de prévention musclée sur intentions ! Ça va loin... jusqu'à la Vallstasi ! Et donc treize ans après le Patriot Act de George W. Bush, nous succombons à notre tour à la police légale de la pensée, au flicage total du territoire.

On fait tout un plat des jeunes de Lunel qui paient un lourd tribut à l'établissement du califat nouveau. Six sur vingt sont morts. Si c'est leur trip, je ne vois rien de répréhensible en droit. Que la morale soit affectée par le comportement barbare de ces gens au combat, dès lors qu'on sait ce qu'il se pratique comme horreurs à destination, est une chose, mais le droit reste le droit, et il faut bien attendre que l'homme fasse l'assassin pour huiler les glissières de la Veuve. La commission précède la qualification. Les gauchistes les moins moisis de Paris avaient dans le passé rejoint les rangs des Cubains, Tupamaros, Khmers rouges, Farc sans doute. Il ne me souvient pas qu'on les en ait empêchés. Par contre leur retour pose problème. Gros problème.

Non pas celui de les laisser commettre des attentats - on les suivra à la trace - que celui de traiter ces cas en les individualisant comme le droit le prescrit. Par chance pour les services en frontière, beaucoup ont brûlé leur passeport et ne reviendront pas. Le taux d'attrition semble généralement élevé. D'autres sont exécutés sur place pour avoir demandé une permission. Mais il en reviendra fatalement, plus ou moins fanatisés. Bien du courage à ceux qui devront monter le dossier d'instruction en l'absence de plainte déposée contre eux par l'Etat où se sont commis les crimes ou par le représentant de leurs victimes directes. Mais peut-être que Mme Taubira travaille... à leur situation juridique ou à leur réinsertion. Dire le contraire serait un procès d'intention !

Pourquoi ne pas les déporter en Guyane ?


2 commentaires:

  1. En Guyane, c'est ça. Christiane Taubira doit connaître des familles d'accueil.

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