10 janv. 2016

Esprit du Honze es-tu là ?


Un an déjà !
A faire des quenelles chaque semaine au Diable, vaut mieux y croire !!!
C'est pour n'avoir pas compris que l'islam n'avait aucun humour que ces vieux garnements prépubères, nourris au lait de l'anarchie en kiosque, se sont fait kalashniquer¹ au conseil de rédaction il y a un an.

Pour leur mémoire, nous citerons en ce premier anniversaire leurs noms gravés sur une grosse bite virtuelle à l'entrée des Enfers (sans faute d'orthographe comme sur la plaque d'Hidalgo vissée à trois mètres de haut pour éviter les tags) :

Par ordre d'apparition sur Terre :

Georges Wolinski (Tunis 28/6/34)
Jean Cabut dit Cabu (Châlons-sur-Marne 13/1/38)
Philippe Honoré dit Honoré (Vichy 21/11/41)
Bernard Verlhac dit Tignous (Paris 31/8/57)
Stéphane Charbonnier dit Charb (Conflans-Ste Honorine 21/8/67)

Les autres victimes sont littérateurs ou ancillaires. Eux partirent au Paradis, direct. RIP.

Souvenez-vous, la plus gigantesque opération de communication fut alors lancée à Paris par un pouvoir déjà aux abois qui ameuta les grands de ce monde à la défense de la liberté d'expression ; en oubliant fort commodément que la liberté des uns commence où celle des autres finit et que faire flotter ces limites sans discernement revient à semer le vent qui décorne les boucs !

Un grand éclat de rire m'avait assailli jadis et je titrais dès le 7 janvier : "Cavanna pouffe et Choron rit". Avec Wolinski, ils étaient, eux trois, les vrais anars. Reste Siné.
Voici donc le recyclage de ce billet d'anthologie :

Dépêcher au Ciel toute la rédaction du brûlot anarchiste d'une rafale de kalashnikov est une fin de bande dessinée qu'on a du mal à imaginer au pupitre. En plus, Charb avait appelé les vœux de saison en page 7 du dernier numéro.

Voir la foule descendre dans les rues pour déplorer la barbarie de la translation vers la planète Néantissimus a de quoi faire s'étrangler de rire les deux piliers défunts de l'hebdo satirique déjà convoqués à emmerder l'Eternité.

La Nomenklatura est bonne fille, qu'ils ont copieusement conchiée durant des lustres, pour amener l'oriflamme et décréter le deuil national. Ils s'en roulent par terre. La vie au paradis sera désormais intenable avec toute cette bande de soiffards, pétris d'injures et d'insolence.

Ce dernier numéro fut le bon. Houellebecq en vedette pour Soumission, on y croit à peine tant l'actualité se mord la queue. Je le garde précieusement en souvenir de garnements qui ne méritaient pas de mourir de cirrhose.

Paix aux dessinateurs de bonne volonté où qu'ils aillent. Santé !

Du temps où les Unes montraient du talent


(1) Kalashniquer. Verbe transitif du premier groupe apparu lors des grandes migrations du XXI° siècle, signifie : rafaler pour de bon, appliquer un tir létal. Les étymologues penchent pour une origine russe à connotation pédérastique non péjorative employée pour finir l'adversaire dans la cabane au fond du jardin (Dictionnaire des us et coutumes importés de NVB 2015, version officielle expurgée). Se conjugue exceptionnellement comme "mettre" (Bescherelle, Hatier Paris 1997)



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